• <script language="JavaScript1.2" src="safemail_s.js"></script><script language="JavaScript" type="text/JavaScript"></script>


    Photo de Marie-Pier
    Coucou!

    Comment allez-vous en ce beau 26 mars 2012? Comme l’objet de mon message l’indique, je vous présente plus bas la Question à Marie que je n’ai pu vous envoyer vendredi. :-)

    Ç’a toujours été une grande joie pour moi de savoir que la communauté de matin-magiciens compte plusieurs adolescents (et même quelques enfants… J’ai déjà reçu un joli courriel d’une magicienne de 7 ans!). Je suis donc on ne peut plus ravie de répondre à la question d’une jeune lectrice française aujourd’hui.

    Allons-y...
    image étoile

    Question
    Bonjour à toi Marie-Pier,

    Je n’ai que 16 ans. Je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre, mais je t’écris parce qu’un même problème survient pratiquement tout le temps.

    Après de nombreux soucis dans le passé, j’ai perdu toute confiance en moi. J’ai du mal à m’accepter telle que je suis, je ne peux m’empêcher de me dénigrer. Et dès que j’essaye de me faire plaisir ou d’être moi, je ne peux m’empêcher de me demander si je le fais pour moi ou pour les autres. J’ai tellement peur d’être rejetée que j’agis en fonction des autres et de ce qu’ils sont pour ne pas les décevoir. On dirait que je préfère être aimée des autres plutôt que de m’aimer simplement moi. Je sais très bien qu’il faut s’aimer pour être aimé des autres, mais c’est plus fort que moi.

    Comment puis-je avoir confiance en moi? Comment puis-je ne pas avoir peur du regard des autres? Comment puis-je être moi-même et ne pas avoir honte de moi?

    Je te remercie infiniment pour l’aide que tu m’apportes chaque jour.

    – Une lectrice française qui veut s’en sortir, qui veut s’aimer!



    Réponse
    Que tu es belle à lire!

    Dis, avant de commencer, je t’invite à prendre une distance par rapport à tes questionnements et à voir la splendeur de l’espace d’où ils proviennent. Tu connais très bien le portrait que tu me présentes ici… mais maintenant, regarde le cadre autour. Regarde la solidité du cadre, de ce que tu es. Car si ta volonté d’amour est aussi grande, c’est précisément parce que tu es déjà tellement aimante. Vouloir s’aimer, c’est s’aimer. Tu es rendue beaucoup plus loin que tu ne le crois.

    Maintenant que la table est mise… Voici ce que j’avais envie de te cuisiner. :-)

     
    image étoile

    Tu te mesures à une redoutable petite créature, n’est-ce pas? Elle te dit que tu n’es pas assez ceci, pas assez cela… Puis, je devine que lorsque tu es au plus bas et que tu pourrais décider de te révolter contre elle, elle te donne des bonbons et te susurre que tu es exceptionnelle. Elle te raconte des histoires d’horreur sur le fait d’être rejetée, et elle te donne une liste de choses à faire pour l’éviter… et après que tu as fait tout ce qu’elle t’a demandé, elle te blâme de vouloir plaire et de l’avoir écoutée. Elle te reproche d’avoir de la difficulté à t’aimer… Mais chaque fois que tu fais un geste d’amour pour toi, elle te fait douter de ta sincérité.

    Familier? ;-)

    Je sais qui gagnera à ce petit jeu. Et ce n’est pas toi. Car on n’y gagne jamais, jamais, jamais. Oh, une des tactiques des créatures de ce type – et non, sans vouloir l’insulter, la tienne n’a rien d’unique – est de nous faire croire que l’on a une chance, bien sûr. Mais la seule façon de remporter la partie, en réalité, est d’arrêter de jouer. Juste se tenir debout, droit, et arrêter de jouer.

    La question est donc bien sûr : comment arrêter?

    Voici ce que je te propose…

     
    image étoile

    Je t’invite d’abord et avant tout à être très, très présente à ce qui t’habite, et à faire connaissance avec cette petite bestiole qui veut tant jouer avec toi (plusieurs appellent cette partie de soi l’ego, mais je trouve le terme un peu trop digne et sérieux pour une créature aussi immature). Jusqu’ici, tu l’as souvent écoutée comme la voix de Dieu, ou comme la tienne – car ce sont les airs qu’elle se donne… Mais apprends à la voir différemment. Apprends à la connaître, pour pouvoir la reconnaître. Remarque son langage, ses intonations, ses tactiques, son goût, son odeur, sa grande habileté, les histoires qu’elle radote constamment. Tu peux même t’en créer une représentation visuelle (je suggère une caricature…), et lui donner un nom (choisis-en un rigolo pour la taquiner…).

    Donc, démasque ton petit diablotin intérieur. Et tout doucement, apprends à ne plus jouer avec lui. Quand une pensée lourde ou culpabilisante te vient en tête, rappelle-toi à quoi tu as affaire, puis prends une grande respiration et résiste à la tentation de mordre à l’hameçon. Et voici le plus important : accepte d’être extrêmement inconfortable. Ce le sera, au début. Car aussi douloureuses soient-elles, ces pensées sont irrésistibles – un peu comme une drogue – et tu auras l’impression d’avoir toutes les raisons du monde de les croire. Mais contente-toi de les observer sans réagir (tu peux aussi amener une pensée un peu plus lumineuse à ton esprit, et concentrer ton attention sur cette dernière). Le moins tu joueras, le moins tu auras d’invitations, au fil du temps. Et surtout, plus tu les ignoreras facilement.

     
    En fin de compte, la vérité est toujours, toujours douce et joyeuse. Si une pensée te faire sentir petite, tu peux tenir pour acquis qu’elle est fausse et vient de la «créature». Bien sûr, on sait que cette dernière semble souvent avoir tout à fait raison. Par exemple, si elle fait des commentaires négatifs sur ton surpoids, elle te dira que ses observations sont justifiées et doivent être prises en considération. Tout le monde peut voir que tu as un surpoids, après tout, n'est-ce pas? Or, même si ton surpoids est bien vrai, les pensées négatives à son sujet ne le seront jamais. Les jugements ne sont jamais la voix de la vérité même lorsqu’ils s’appuient sur de petits bouts de réalité.

    Ainsi, belle magicienne, la façon d’avoir confiance en toi n’est pas de travailler sur ta confiance, mais de changer la vision que tu as de toi… de comprendre que tu n’es pas la voix dans ta tête, mais la présence qui les observe. Voilà la clé magique, la coupure qui te libèrera de toutes les peurs qui n’ont jamais pu t’arrêter. Car ce que tu es, sans la créature, c’est de l’amour et de la confiance à l’état pur.

    image étoile

    Si vous voulez partager votre réponse à cette question, ou simplement commenter la mienne, vous pouvez le faire sur notre page Facebook, qui est ici: http://www.facebook.com/MatinMagique

    Et vous trouverez toutes les instructions pour me soumettre une question ICI. :-)

    Bon début de semaine!

    Marie(-Pier) xx

    Pssssst: Si quelqu'un vous a invité sur cette page, notez que vous pouvez vous abonner à Matin Magique sur http://www.matinmagique.com et recevoir de petites doses de magie – comme ce message – du lundi au vendredi. C'est gratuit. :-) (Vous aurez tous les détails sur mon site, ICI.)

    Vous pouvez aussi remplir le formulaire directement ici si vous préférez:

    Votre prénom:

    Votre adresse e-mail:

    Vous pouvez partager ce message sur Twitter ou avec vos amis Facebook en les invitant à aller le lire à cette adresse: http://matinmagique.com/ma26.html



    Merci
    Si vous appréciez ce que je vous offre par le biais de Matin Magique, le plus beau cadeau que vous pouvez m’offrir est de partager cette ressource avec vos proches afin qu’ils puissent s’abonner aussi et en bénéficier. Merci!

    Vous aurez tous les détails de mon projet magique ici:

    http://www.matinmagique.com/msja.html

    © 2012 Monde Magique International Inc. – Tous droits réservés.

    2 commentaires
  • panneau

    Trouvé sur Chtits panneaux

    On ne dit pas mon corridor, mais mon corps se repose.
    On ne dit pas c'est l'Amazone, mais c'est là que j'habite.
    On ne dit pas un ouvre-boîte, mais un portier de night-club.
    On ne dit pas il est chétif, mais il est chez le coiffeur.
    On ne dit pas la maîtresse d'école, mais l'institutrice prend l'avion.
    On ne dit pas jerrycan, mais je rigole.
    On ne dit pas le ton monte, mais la fille moche prend l'ascenseur.
    On ne dit pas javéliser, mais j'ai lu.
    On ne dit pas un ingrat, mais un nain gros.
    On ne dit pas le petit poucet, mais le gosse était constipé.
    On ne dit pas mine de rien, mais gisement épuisé.
    On ne dit pas démanger, mais vomir.
    On ne dit pas un poète, mais un klaxon.
    On ne dit pas un enfoiré, mais une année de perdue.
    On ne dit pas une biroute, mais une route à deux voies.
    On ne dit pas dégâts des eaux, mais des marins.
    On ne dit pas je suis paniquée, mais je cherche un mec.
    On ne dit pas adéquation, mais y a-t-il des questions.
    On ne dit pas je suppute, mais je suis péripatéticienne.
    On ne dit pas je suis très sain, mais j'aime les gros nichons.
    On ne dit pas un conquistador, mais un imbécile narcissique.
    On ne dit pas j'ai vaincu, mais je suis pluri-anal.
    On ne dit pas faire des vendanges, mais péter comme un Dieu.
    On ne dit pas un microprocesseur, mais un petit prof.
    On ne dit pas jerrican, mais je m'bidonne.
    On ne dit pas un oenologue, mais un sexologue.
    On ne dit pas un homme hors pair, mais un eunuque.
    On ne dit pas couper le beurre, mais circoncire.
    On ne dit pas barbecue, mais poils aux fesses.
    On ne dit pas la bonne paella, mais la femme de ménage est absente.
    On ne dit pas mélodie en sous-sol, mais gare la voiture au parking souterrain.
    On ne dit pas je tripote, mais j'ai trois amis.
    On ne dit pas le processus de paix est enclenché, mais je vais lâcher une caisse.
    On ne dit pas c'est alligator, mais c'est Mouloud qui a raison.
    On ne dit pas un pinailleur, mais un mari infidèle.


    3 commentaires

  • votre commentaire

  • votre commentaire
  • bernardwerberwww.bernardwerber.com

    1. - Le désir
    Ecrire? Au commencement est le désir. Se demander pourquoi on a envie d'écrire. Si c'est pour faire une psychanalyse par écrit (et donc économiser 25 ans et 100 000 euros) mieux vaut renoncer. Si c'est pour gagner de l'argent ou avoir de la gloire, ou passer à la télévision ou épater sa maman, renoncer. La seule motivation honorable me semble être: parce que l'acte d'écrire, de fabriquer un monde, de faire vivre des personnages est déjà une nécessité et un plaisir en soi  (on peut aussi admettre comme motivation: épater une fille dont on est amoureux).

    2. - Les handicaps
    Le principal problème de l'écriture, c'est que c'est un acte solitaire absolu. On est seul avec sa feuille et soi même. Si on a rien à dire aux autres ni à se dire à soi même, l'écriture ne va que vous faire mesurer ce vide intérieur. Désolé. Il n'y a pas d'acte qui ne soit pas avec des contreparties. Si vous devenez écrivain professionnel «sérieux » préparez vous à passer au moins 5 heures par jour enfermé seul devant un ordinateur, une machine à écrire ou un calepin. Vous en sentez-vous capable?

    3. - Un artisanat
    On dit que pour réussir il faut trois choses: le talent, le travail et la chance. Mais que deux suffisent. Talent plus travail, on n'a pas besoin de chance. Talent plus chance, on n'a pas besoin de travail. Travail plus chance, on a pas besoin de talent. Vu qu'on ne peut pas agir sur la chance, mieux vaut donc le talent et le travail.
    Comment savoir si on a le talent...? En général les gens qui ont le talent d'écrire ont déjà pris l'habitude de raconter des histoires à leur entourage. Ils prennent plaisir à relater des événements vécus ou lus, et naturellement on a envie de les écouter. Ce n'est pas obligatoire mais c'est un premier signe. Souvent les gens qui racontent bien les blagues finissent par comprendre les mécanismes d'avancée d'une intrigue et d'une chute. La blague est l'haïku du roman. D'ailleurs tout bon roman doit pouvoir se résumer à une blague.

    4. Lire
    On doit lire le genre de livres qu'on a envie d'écrire. Ne serait-ce que pour savoir ce que les autres auteurs, confrontés aux mêmes problèmes, ont fait. On doit aussi lire les livres des genres qu'on n'aime pas forcément ne serait ce que pour savoir ce qu'on ne veut pas faire.

    5. Se trouver un maître d'écriture
    Se trouver un maître ne veut pas dire copier, ni plagier. Cela veut dire être dans l'esprit, la liberté, la manière de développer les histoires de tel ou tel. Il n'y a pas de contradictions avec la loi un peu plus bas sur l'originalité. Lire peut vous permettre de décomposer les structures comme si on démontait un moteur de voiture Mazeratti pour voir comment c'est fait. Cela ne vous empêche pas de construire autrement une Lamborgini.

    6. Accepter le statut d'artisan
    Ecrire est un artisanat. Il faut avoir le goût à ça, puis l'entretenir régulièrement. Pas de bon écrivain sans rythme de travail régulier. Même si c'est une fois par semaine. Ensuite on est tout le temps à l'école. Chaque livre va nous enseigner un petit truc nouveau dans la manière de faire les dialogues, le découpage, de poser vite un personnage, de créer un effet de suspense. C'est ça l'artisanat. Surtout ne vous laissez pas impressionner par les passages des écrivains à la télévision ou les interviews de ces écrivains... Ce ne sont que des attitudes. Le vrai artisanat ne peut pas être montré là-bas. Et n'oubliez pas que ce n'est pas parce qu'un auteur passe bien à la télé ou est beau ou souriant que c'est un bon artisan. C'est juste un bon type qui passe à la télé dans le rôle d'écrivain. En général plus ils sont sérieux, plus ils impressionnent. La seule manière de savoir ce que vaut un écrivain est de le lire. La seule manière de savoir ou vous en êtes dans votre artisanat est de demander à vos lecteurs ce qu'ils pensent de vos livres.

    7. L'inspiration
    En fait, bien souvent, l'inspiration vient d'une résilience. On souffre dans sa vie donc on a besoin d'en parler par écrit pour prendre le monde à témoin. Par exemple quelqu'un vous a fait du mal; vous ne vous vengez pas par des actes, vous vous vengez par écrit en fabriquant une poupée à son effigie et en y plantant des aiguilles d'intrigue. A la fin le héros casse la figure à la poupée à l'effigie de votre adversaire. On dit que les gens heureux n'ont pas d'histoire. Je le crois. Si on est complètement heureux satisfait de tout ce qu'on a déjà pourquoi se lancer dans l'aventure hasardeuse de l'écriture ? A la limite je conçois qu'une fois qu'on est écrivain professionnel l'écriture devienne en soi une sorte de quête du graal, du livre parfait, mais là encore c'est une frustration à régler. Donc une souffrance. Oui dans l'écriture il y a forcément une vengeance contre quelque chose ou quelqu'un. Ou en tout cas un défi à relever.

    8. - L'originalité
    Un livre ou une histoire doit apporter quelque chose de nouveau. Si ce que vous faites est dans la prolongation de tel ou tel ou ressemble à tel ou tel ce n'est pas la peine de le faire. Tel ou tel l'a déjà fait. Il faut être le plus original possible dans la forme et dans le fond. L'histoire ne doit ressembler à rien de connu. Le style doit être neuf. Si on dérange des imprimeries et si on abat des arbres pour avoir de la pâte à papier, c'est qu'il faut avoir quelque chose à apporter en plus avec son manuscrit.

    9. La fin
    Si le lecteur découvre qui est l'assassin ou comment va se terminer le livre dès le début ou le milieu, vous n'avez pas rempli votre contrat envers lui. Du coup, pour être sûr d'avoir une fin surprenante, il vaut mieux commencer par écrire la fin puis le cheminement qui empêchera de la trouver.

    10. - Surprendre
    Il faut surprendre à la conclusion, mais il faut toujours avoir une envie de surprendre à chaque page. Il faut que le lecteur se dise à chaque fois «ah ça… je ne m'y attendais pas». Les romains inscrivaient à l'entrée des théâtres "Stupete Gentes" qu'on pourrait traduire «Peuple préparez vous à être surpris ». Surprendre son lecteur est une politesse.

    11. Ne pas vouloir faire joli
    Beaucoup de romanciers surtout en France, font du joli pour le joli. Ils enfilent les phrases tarabiscotées avec des mots de vocabulaire qu'il faut chercher dans le dictionnaire comme on enfile des perles pour faire un collier. Cela fait juste un tas de jolis phrases. Pas un livre. Ils feraient mieux d'être poètes. Au moins c'est plus clair. Toute scène doit avoir une raison d'être autre que décorative. Le public n'a pas (n'a plus?) la patience de lire des descriptions de paysages de plusieurs pages ou il ne se passe rien, ni des dialogues sans informations qui n'en finissent pas. La forme ne peut pas être une finalité, la forme soutien le fond. Il faut d'abord avoir une bonne histoire ensuite à l'intérieur on peut aménager des zones décoratives, mais sans abuser de la patience du lecteur.

    12. Recommencer
    Ne pas avoir peur de tout recommencer. En général le premier jet est imparfait. On a donc deux choix, soit le rafistoler comme une barque dont on répare les trous dans la coque avec des bouts de bois, soit en fabriquer une autre. Ne pas hésiter à choisir la deuxième solution. Même si l'informatique et le traitement de texte autorisent toujours des rafistolages. C'est un peu comme le "master mind". C'est parfois lorsqu'on a tout faux qu'on déduit le mieux comment faire juste. J'ai refait 120 fois "les fourmis" et franchement les premières versions n'étaient pas terribles.

    13. Les lecteurs tests
    Trouver des gens qui vous lisent et qui n'ont pas peur de vous dire la vérité. La plupart des gens auxquels vous donnerez votre manuscrit à lire se sentiront obligés de vous dire que c'est la 7ème merveille du monde. Cela ne coûte pas cher et ça n'engage pas ; Par contre dire à un auteur, "Ton début est trop long, et ta fin n'est pas vraissemblale" signifie souvent une fâcherie avec l'auteur. Pourtant ce sont ceux qui auront le courage de vous dire cela qui seront vos vrais aides. Et c'est à eux qu'il faudra donner en priorité vos manuscrits à lire pour avoir un avis. Vous pouvez aussi écouter les félicitations pour les scènes réussies. Mais ne soyez pas dupe. Mettez votre ego de coté. Fuyez les flatteurs qui ne sont pas capables d'expliquer pourquoi cela leur a plu.

    14. Raconter à voix haute
    Ne pas hésiter à raconter oralement votre histoire. Tant pis si vous prenez le risque de vous faire piquer l'idée. En le racontant oralement, vous sentez tout de suite si cela intéresse et vous vous obligez à être synthétique et efficace. Voir en direct ses lecteurs réagir à une histoire est très instructif.

    15. Les personnages
    Soigner les caractères des personnages principaux en faisant une fiche avec leur description physique, leur tics, leurs vêtements, leur passé, leur blessures, leurs ambitions. Prenez pour fabriquer un personnage des caractéristiques à vous ou a des amis proches. Bref, des êtres que vous connaissez un peu en profondeur. Il faut les rendre attachants et crédibles. Il faut que les gens puissent se dire "Ah oui, ce genre de personne cela me rappelle un tel". Qu'ils se reconnaissent en eux, c'est encore mieux.

    16. L'adversité
    Il faut que votre héros ait un problème à régler. Plus le problème est gros plus l'interêt du lecteur est fort. L'idéal est de donner des handicaps au héros de manière a ce qu'on se dise il n'y arrivera jamais. Exemple: l'enquêteur est aveugle et le tueur est non seulement le roi de la maffia mais en plus il a des talents de télépathie et c'est quelqu'un qui a beaucoup de chance. Plus le héros est maladroit plus le méchant est fort plus on est intéressé. Le système est: l'auteur met son héros dans des problèmes que le lecteur jugera insurmontables et l'auteur sauve à chaque fois in extremis son héros d'une manière que le lecteur n'avait pas prévu.

    17. Alterner les formes
    Les lecteurs ont souvent des journées fatigantes, ils lisent pour se détendre, donc il faut penser à ne pas les ennuyer. Pour cela, alterner les scènes d'actions et de dialogues. Mettre le maximum de coups de théâtre inattendus. Ne pas oublier que la lecture est un plaisir et que l'objectif n'est pas que le lecteur se dise que l'auteur est doué; il doit se dire "mais qu'est-ce qui va arriver à la scène suivante"?

    18. Transmettre du savoir
    La fonction des livres est aussi d'apprendre des choses. La forme est un élément, mais si après avoir lu un livre un lecteur sait quelque chose qui lui permettra de nourrir les conversations ou les dîner, c'est quand même un intérêt de la lecture.

    19. Aller voir sur place
    Un: s'informer. Deux: réfléchir. Trois: écrire. S'informer est indispensable. On ne parlera bien d'un lieu que si on y est allé pour faire des repérages. On ne parlera bien d'un métier que si on a discuté avec une personne qui la pratique. Évidemment on peut imaginer, mais le plus on se frottera au réel, le plus on découvrira de choses et on pourra raconter d'anecdotes vrais. Et le lecteur sent tout de suite ce qui est pur délire d'auteur et ce qui est une observation réelle.

    20. Avoir une volonté d'être compris par tous
    Souvent les critiques parisiens taxent les auteurs qui touchent tous les publics "d'auteurs populaires". Avec une connotation péjorative dans le mot populaire, sous entendu que si cela plaît au grand public c'est que ce n'est pas de la grande littérature. Victor Hugo se vantait d'être un auteur populaire, de même que Alexandre Dumas, Jules Verne et Flaubert. Mozart faisait de la musique populaire et s'en flattait. Tous les auteurs "non populaire" qui vivaient à la même époque ont été oubliés, qu'ils soient grand poètes, grands académiciens, grands écrivains de cours ou de salon. L'histoire les a balayés avec leurs jolies tournures de phrases et leur effets de manches. De même que tous les auteurs maudits qui revendiquaient comme un titre le fait de n'être compris que par un public restreint on en effet été effacés. Logique. Il est beaucoup plus difficile de plaire au large public qu'à un groupe de soit disant arbitres des élégances. Faire simple et clair réclame beaucoup plus de travail que de faire grandiloquent, incompréhensible, et rempli de sous entendus que l'auteur est le seul à connaître.

    21. Se plaire à soi même
    Pour plaire au lecteur il faut se mettre à sa place. Ecrire des livres qu'on aurait envie de lire si ce n'étaient pas les nôtres. Ne jamais se dire "j'écris cela, ça ne me plaît pas, mais ça leur plaira". On est soi-même la première personne qui doit s'amuser à lire le livre. Répétons-le: S'il n'y a pas de plaisir d'écriture, il ne peut pas y avoir de plaisir de lecture ensuite.

    22. L'initiation des personnages
    Une bonne histoire est aussi une initiation. Au début le héros dormait sur ses lauriers ou sa fainéantise. Une situation de crise va l'obliger à s'apercevoir qu'il est beaucoup plus que ce qu'il croit. Mettre les personnages en situation de danger pour les obliger à révéler leurs talents cachés. Et le lecteur en vivant dans la peau du personnage va faire la même expérience de transformation. Un bon livre est un livre qui transforme son lecteur en le faisant se prendre pour le héros.

    23. Faire des plans
    Quand vous avez un bon premier jet brut, essayez de trouver une manière de le découper de l'organiser pour qu'il soit rangeable dans des chapitres. En général on organise le livre en trois actes: Début. Milieu. Fin.
    Début. Le début est en général le lieu de la scène d'exposition. On découvre où ça se passe. Quand ça se passe. Qui agit. Et le plus rapidement possible quelle est la problématique. L'idéal est de réduire au maximum le décollage du début, il faut que l'exposition soit la plus rapide possible pour que le lecteur n'attende pas avant d'être dans l'histoire.
    Le milieu. Le milieu est souvent le ventre mou du livre. On prolonge la problématique, on en invente des secondaires, on gère la progression dramatique.
    La fin c'est soit le coup de théâtre surprise, soit la grande explication de l'histoire cachée, soit l'apothéose.

    24. Les portes ouvertes, portes fermées
    Dans les scènes du début on ouvre des portes. Ce sont des problématiques: "qui a tué?", "vont-ils s'aimer?", et "qui est cette dame en noir qui surgit de temps en temps?". A la fin il faudra penser à toutes les refermer. "C'est le fils du paysan qui a tué", "ils vont s'aimer mais cela ne sera pas facile", et "la dame en noir c'est en fait le fils caché de la concierge déguisé en femme depuis son voyage au Brésil ou il a connu l'enfer et qui recherche l'identité de son vrai père" Bien vérifier qu'il n'y ait pas de portes ouvertes béantes (soudain on ne parle plus de la dame en noir) ni de portes fermées qui n'ont pas été ouvertes (soudain un personnage révèle qui il est, mais on n'en parlait pas au début).

    25. L'envoi aux éditeurs
    Investir dans la photocopieuse et envoyer son manuscrit à un maximum d'éditeurs. De préférence ceux qui ont des livres qui ressemblent dans leur genre au votre. Pas la peine d'envoyer de la science-fiction à un éditeur de poésie.

    26. Les lettres de refus
    Les éditeurs reçoivent une centaine de manuscrits par jour. Donc ils ont du mal à distinguer le bon grain de l'ivraie. Ils utilisent pour cela des lecteurs, soit des professeurs de français à la retraite, soit des étudiants, soit des amis qui aiment lire qui leur font ensuite des fiches. Ces gens sont souvent payés pour ce travail mais font aussi parfois cela par passion personnelle. Si les éditeurs vous répondent tous que cela ne leur plaît pas, ce n'est pas définitif. Essayez de savoir pourquoi en les appelant et refaites un manuscrit en tenant compte de leurs remarques. Ou s'il n'y a pas de remarque, refaites quand même un manuscrit en tenant compte de l'avis de vos lecteurs négatifs ou de votre propre évolution. Puis renvoyer, il y a quand même une part de chance en renvoyant au même éditeur vous pouvez finir par tomber sur quelqu'un qui vous comprenne et vous défende dans les comités de lecture (personnellement j'ai renvoyé mon manuscrit pendant 6 ans à tous les éditeurs et j'ai reçu trois lettres de refus de mon éditeur actuel). Le découragement fait partie du mode de sélection.

    27. Ne pas faire d'édition à compte d'auteur
    Si personne n'est prêt à payer pour votre manuscrit c'est peut être parce qu'il n'est pas bon. Cette hypothèse ne doit jamais être oubliée. Tout le monde n'a pas forcément de talent. Et ce n'est pas grave. A la limite tentez la musique. Par contre les éditeurs qui proposent de vous de payer pour vous éditer ne distribuent que peu ou pas votre livre. Vous allez juste vous retrouver avec un tas de bouquins dans votre chambre à distribuer à vos amis. Autant faire vous même vos tirages avec votre ordinateur.


    votre commentaire

  • votre commentaire
  • fauxfromageJe viens de découvrir cet article étonnant de Paule Neyrat, Diététicienne sur un faux fromage dont les consommateurs ignorent certainement l’existence. Le fromage analogue, ça vous dit quelque chose ? Moi, j’avoue que ça m’avait échappé. Ce n’est pas un nouveau fromage, non. Ça ressemble au fromage, ça le goût du fromage et c’est un scandale alimentaire. Et vous en consommez à l’insu de votre plein gré dans nombre de pizzas, lasagnes, cheeseburgers et autres plats industriels où il y a soi-disant du fromage genre gouda, mozzarella, emmental et autres fromages à pâte dure.

    Il existe deux versions de fromage analogue inventées par Cargill, un fabricant américain de produits pour l’industrie agro-alimentaire implanté dans 63 pays. L’un est une pâte composée de 15 % de protéines laitières, d’huile de palme et d’exhausteurs de goût qui existe depuis 2007. L’autre appelé « Lygomme TACH Optimum, » destiné au marché européen et datant de 2009, est composé de trois amidons, d’un galactomannane (E 410,412, 417), d’un carraghénane (E 407), tous deux gélifiants, et d’arômes. Quoi de plus appétissant? Et, tenez-vous bien, il a fait partie des trois nominés aux Food Ingredients Excellence Awards 2009, catégorie « Innovation de l’année pour la Laiterie ».

    S’il ne l’est pas pour les consommateurs qui sont bernés, ce Lygomme est optimum pour les industriels car il coûte 60 % de moins que l’autre fromage analogue (et 200 % de moins qu’un vrai fromage) : ils se sont rués dessus depuis la flambée du prix du lait. En plus, Cargill se glorifie cyniquement d’avoir inventé un truc bon pour la santé car son Lygomme ne contient pas de graisses saturées, ni de lactose et convient aussi bien à l’alimentation halal que kasher. C’est vraiment pousser le bouchon de la morgue financière très loin.

    Vous croyez manger du fromage (donc des protéines et du calcium) avec votre pizza, vos lasagnes, votre cheeseburger et en fait vous absorbez une infâme pâte qui ne vous apporte rien de bon pour votre santé.

    La Commission Européenne a autorisé l’emploi de ce fromage analogue à condition que les ingrédients qui le composent soient indiqués sur l’étiquette. Mais qui va regarder ces minuscules caractères ? Qui va comprendre que le galactomannane et le carraghénane, c’est le fromage ?

    Voilà une bonne raison de plus pour faire vos pizzas vous-même, les recettes ne manquent pas sur e-sante.

    Paule Neyrat, Diététicienne


    votre commentaire
  • reveur

    "Ne me parle pas, je rêve, reviens quand j'aurai terminé !" C'est un indien du Mexique qui ne voulait pas être dérangé dans cette activité si importante selon lui. Nos pensées, nos rêves de futur glorieux, noble, généreux ou éclatant, nos créations mentales, nos voyages intérieurs sont les plans de notre futur. La pensée, accompagnée du sentiment qu'elle peut véhiculer, qui nous vient du coeur et de l'énergie débordante que cela nous procure, qui nous vient du ventre, c'est notre demain. Notre mental, notre coeur et notre ventre sont nos instruments par excellence, alors chapeau bas l'indien, et merci de l'enseignement.
    Maintenant rendez-vous compte de ce qui se passe, lorsque vous vous laissez envahir par des peurs, ou toutes sortes de choses que vous n'avez pas demandées.
    Résolution : Dans un coin confortable, musique douce et parfum ambiant, rêvez au moins trente minutes chaque jour à ce que vous voulez pour demain.


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires