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    L'équilibre

     Introduction

    Permettez-moi de commencer par une histoire :

    "- Dis-moi combien pèse un flocon de neige ? demanda la mésange charbonnière à la colombe.
    - Rien d'autre que rien", fut la réponse.
    Et la mésange raconta alors à la colombe une histoire :
    - J'étais sur la branche d'un sapin quand il se mit à neiger. Pas une tempête, non, juste comme un rêve, doucement, sans violence. Comme je n'avais rien de mieux à faire, je commençai à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me tenais. Il en tomba 3 751 952. Lorsque le 3 751 953ème tomba sur la branche (rien d'autre que rien, comme tu l'as dit), celle-ci cassa".
    Sur ce, la mésange s'envola.
    La colombe, une autorité en matière de paix depuis l'époque d'un certain Noé, réfléchit un moment et se dit finalement :
    - Peut-être ne manque-t-il qu'une personne pour que tout bascule et que le monde vive en paix?"

    Utopie direz-vous? Mais il a suffi d'un flocon de neige pour que la branche casse. L'équilibre entre le poids de la neige et la résistance de la branche a été rompu par un flocon de neige.

    Je trouve cela extraordinaire et en même temps effrayant, extraordinaire parce qu'une seule personne peut faire la différence pour que le monde vive en paix, effrayant parce que la même personne peut influencer dans le sens contraire.

    Pesez le pour et le contre, c'est ma spécialité, je suis née sous le signe de la balance, en recherche constante d'équilibre et d'harmonie.

    Définition

    Prenons d'abord la définition du mot, selon le Robert:
    Equilibre : Etat de ce qui est soumis à des forces qui se compensent (opposé à déséquilibre). Equilibre des plateaux d'une balance.
    En chimie, on parle d'équilibre stable ou instable.
    Attitude ou position verticale stable. L'équilibre du corps = aplomb.
    Garder ou perdre l'équilibre. Faire un exercice d'équilibre.
    Juste proportion entre des choses opposées, état de stabilité ou d'harmonie qui en résulte.
    Harmonie entre les tendances psychiques qui se traduit par une activité, une adaptation considérées comme normales.
    C'est un homme très intelligent, mais il manque d'équilibre.

    Les éléments

    En regardant de plus près les éléments, je retrouve ces deux aspects positif et négatif. Qui dit équilibre, dit alternative, force opposée.

    Le feu

    qui chauffe, le soleil, un beau feu de cheminée ou simplement ce qui nous réchauffe dans les radiateurs de nos maisons.
    Le feu qui brûle tout sur son passage, lors d'incendies de forêt, de tremblements de terre ou autre cataclysmes.
    Il est intéressant de constater qu'après le feu, la terre s'est reposée, elle est libre de recevoir des graines arrivées là, emportées par le vent, et la vie reprend. Je vous recommande à ce sujet le livre de Clarissa Pinkola Estés, Le Jardinier de l'Eden, conte de sagesse à propos de ce qui ne peut mourir.

    L'air

    autre nourriture de notre corps physique, que l'on respire, qui est source de vie, puisque sans air nous mourrons. L'air qui nous rafraîchit.
    Mais aussi celui qui balaie tout sur son passage. Associé au feu et à la terre, il peut devenir une vraie calamité pour l'homme.
    On peut se demander aujourd'hui si la main de l'homme est bénéfique? Elle peut l'être, comme elle peut être le contraire. A force de vouloir tout exploiter, tout contrôler, l'homme crée des déséquilibres.
    Lors d'une visite dans le Gibloux, je me suis vue expliquer par l'ingénieur agronome la chose suivante. Naturellement, il poussait ici des sapins qui ont des racines plutôt horizontales et près de la surface, et des hêtres qui ont des racines plus en profondeur. Les deux ensemble faisaient un bon tandem et Lothar, l'ouragan de la fin du deuxième millénaire n'aurait pas eu si bon temps de tout foutre en l'air, si l'homme avait su observer et respecter la nature.

    L'eau

    autre source de vie puisque notre corps est fait d'une majorité d'eau. La plupart des êtres qui vivent sur notre planète ne peuvent vivre sans eau. Cette eau nous abreuve. Mais elle peut aussi devenir une terrible machine de mort. L'équilibre peut être rompu par une partie du barrage devenue plus fragile avec le temps. Quand arrive la vague plus puissante que les autres, c'est la digue qui se rompt.

     La terre

    et tout ce qu'elle nous offre, cette mère terre, elle nous nourrit.
    Mais, rien n'arrête l'inexorable évolution des choses. Lorsqu'un pan de montagne est devenu friable, ou que la neige l'a rendu plus lourd, une puissance extraordinaire mais aussi destructrice se manifeste. Eboulements, tremblements, fissures, ce sont là autant de catastrophes.

     L'éther

    cinquième élément… Je connais un film où le cinquième élément, c'est l'amour… Rien n'existerait s'il n'était le résultat d'une pensée… d'une volonté… d'une énergie d'amour… ou de haine… éternelle dualité…
    Je me permets de vous suggérer une autre lecture : La prophétie des Andes, de James Redfield, roman où l'auteur nous emmène en promenade, à la découverte de mystères intéressants.

    L'homme

    L'homme, c'est un corps physique, fait de chair et de sang. C'est un corps émotionnel, qui ressent, qui aime, qui souffre. C'est un corps mental, ordinateur, capable de synthèse, de mémoire.
    Et puis c'est aussi un être spirituel, qui a une âme, qui a besoin d'une raison d'exister, qui est venu sur terre pour y évoluer.
    Albert Einstein l'a dit : La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre.
    Dieu créa l'homme à son image… Jésus nous dit : vous pouvez faire comme moi et même davantage… Pourquoi avons-nous oublié notre part divine?
    La rupture d'équilibre, à ce niveau là, fait que notre époque est remplie d'êtres vides, tristes, souffrants, leurrés, croyant que seule la matière, les possessions comptent, incapables d'engagement, de confiance, d'amour.
    Cela pourrait donner une explication au fait que de plus en plus d'adolescents décident de nous quitter pour chercher un monde meilleur.
    Mais quelle est notre raison d'exister?
    Les philosophes, les peintres, les poètes, les sculpteurs, par leurs œuvres ne nous aident-ils pas à chercher les réponses.
    Nous avons eu des maîtres, Jésus, Bouddha, Mahomet, Einstein, Victor Hugo, Kipling, Gandhi, cette liste non exhaustive pourrait être très longue. Dans notre vie, nous rencontrons aussi des êtres qui peuvent être des maîtres pour nous, savons-nous les reconnaître?

    Nos comportements

    Selon Jung, psychiatre suisse, disciple de Freud, l'homme à deux pôles : Anima, féminin, doux, tendre, passif, artistique, esthétique, accueillant, non conscient, profond et Animus, masculin, ferme, fort, actif, guerrier, défensif, pénétrant, conscient, superficiel.
    Ainsi, il y a en nous une partie féminine et une partie masculine. Critiquer sans cesse le comportement du mâle, du masculin, lui trouver de nombreux défauts, c'est faire preuve de misandrie, mais attention, c'est aussi faire du mal à une moitié de soi-même. L'être profond, le moi intérieur sait que ce comportement est néfaste à celle qui l'adopte. De même, les machos, les phallocrates (qui se croient supérieurs parce qu'ils ont un phallus) sortent aussi du ventre d'une femme.
    La misogynie et la misandrie sont les résultats d'un déséquilibre chez l'être humain.
    Il est facile d'opposer ici les épicuriens et les stoïciens, puisque les uns ont fait du plaisir leur raison de vivre et que les autres prônent la vertu et la fermeté d'âme. La vie est faite de plaisir, de vertus, de fermeté, l'équilibre est dans le dosage.
    Dans le Prophète, Kahlil Gibran met en opposition l'achat et la vente, le crime et le châtiment, la raison et la passion, le bien et le mal. Je vous cite ici un passage qui parle du riche et du pauvre, du don, plus particulièrement :

    Assurément, celui qui est digne de recevoir ses jours et ses nuits est digne de recevoir tout le reste de vous.
    Et celui qui mérite de boire à l'océan de la vie mérite de remplir sa coupe à votre petit ruisseau.
    Et quel mérite plus grand peut-il exister que celui qui réside dans le courage et la confiance, et même dans la charité, de recevoir ?
    Et qui êtes-vous pour qu'un homme doive dévoiler sa poitrine et abandonner sa fierté, de sorte que vous puissiez voir sa dignité mise à nu et sa fierté exposée ?
    Veillez d'abord à mériter vous même de pouvoir donner, et d'être un instrument du don.
    Car en vérité c'est la vie qui donne à la vie - tandis que vous, qui imaginez pouvoir donner, n'êtes rien d'autre qu'un témoin.
    Et vous qui recevez - et vous recevez tous - ne percevez pas la gratitude comme un fardeau, car ce serait imposer un joug à vous même, comme à celui qui donne.
    Elevez-vous plutôt avec celui qui vous a donné par ses offrandes, comme avec des ailes.
    Car trop se soucier de votre dette est douter de sa générosité, qui a la terre bienveillante pour mère, et Dieu pour père.

    Quelle merveilleuse preuve d'équilibre, celui qui donne et celui qui reçoit au service du tout.
    Une phrase de notre sœur Nadine me revient à l'esprit : Il veut tellement faire la charité qu'il oblige les petits vieux à traverser… Nous posons-nous chaque fois la question, au moment de faire une "bonne" action, de savoir si le résultat sera bien reçu?
    De même, entre le patron et l'employé, le commandeur et le commandé, l'autorité et l'obéissance, sans équilibre, sans savoir jusqu'où on peut aller trop loin, le travail, la gloire au travail n'y serait pas.
    Le mal est une nécessité favorable à l'équilibre du bien, a écrit une romancière québécoise Dominique Blondeau, dans "Les errantes". J'imagine que cette affirmation peut inquiéter, c'est tellement glorifiant de se trouver du côté du bien. Mais pourquoi en serait-il autrement que pour tous les opposés?
    Quant à l'autosatisfaction, elle est aussi dangereuse pour l'humain que le manque de confiance. Tout excès nuit, l'équilibre est au milieu. La plupart des poètes le savent.

    Regard de poète

    J'aime bien Monsieur de la Fontaine, il utilise les animaux pour ménager la susceptibilité des hommes. Il met en confrontation deux éléments pour arriver à une morale où l'équilibre est souvent présent. Pensez à la cigale et la fourmi, l'insouciance et le sérieux où, j'aime à le croire, la fourmi donne le couvert contre quelques divertissements; le corbeau et le renard, l'abondance et la disette, pour une leçon le corbeau lâche un fromage; le loup et le chien, la liberté et la détention, le loup préfère la faim à la corde, il choisit un côté de la balance en étant d'accord d'en payer le prix. Monsieur de la Fontaine avait un sens de l'observation de ses semblables bien aiguisé.

    La loi de cause à effet

    Pour ma part, une loi m'a vraiment apaisée, c'est la loi de cause à effet.
    J'ai longtemps été très en colère contre la vie, un profond sentiment d'injustice m'habitait. Je me disais :
    Pourquoi certains meurent-ils de faim et d'autres sont-ils dans l'abondance? Pourquoi tel enfant vivra 3 jours et puis sera oublié par des parents irresponsables? Pourquoi des peuples entiers vivent la guerre depuis des générations? Pourquoi les hommes ont-ils plus de pouvoir, en tout cas au point de vue financier que les femmes? Pourquoi ont-ils plus de force physique? La liste pourrait être très longue.
    Et puis un jour, j'ai entendu parler de karma. La loi du retour, le boomerang, la loi de cause à effet, tout cela pour dire que, si, dans votre jardin, vous plantez des carottes, il ne va pas sortir de haricots.
    Dans le jardin de votre vie, la même loi fonctionne, si vous semez amabilité, compréhension, pardon, amour, votre vie sera belle. Cela paraît simple et ça l'est. Mais si nous sommes sur terre, c'est certainement que nous avons encore à apprendre un certain nombre de choses.
    On récolte ce que l'on sème. Mais cela fonctionne bien mieux si l'on croit à la réincarnation. Tel enfant qui meurt de faim à peut-être été cruel dans la vie précédente. Tel peuple revit la guerre parce que les gens se transmettent la haine de générations en générations. Telle femme a été un homme dans plusieurs vies précédentes, séducteur, incapable d'engagement, ne respectant pas la femme et toute la grandeur de son rôle.
    Oui, cette loi de cause à effet m'a permis de trouver l'équilibre, d'accepter ce qui arrive en me disant que c'est le résultat de quelque chose que j'ai moi-même mis en route. Le hasard, l'injustice, Dieu ou le diable n'ont rien à voir avec cela. C'est ma responsabilité.
    Pour l'avenir, il me suffit d'avoir une attitude empreinte de compréhension, d'amour, d'acceptation, de lâcher prise, de pardon, de non jugement, de non comparaison, même si je ne suis pas d'accord ou si je ne comprends pas. Je n'ai plus à m'inquiéter d'autre chose, cette loi agira ainsi en ma faveur.
    On tue ici, on viole là, on triche et on ment. Je ne suis pas d'accord, bien sûr, mais je n'ai plus à brandir le glaive de la justice, je sais, c'est profondément ancré en moi, que chacun récoltera le fruit de ce qu'il a semé.
    Facile me direz-vous… cela peut ressembler à un complet désintérêt. Oh non, c'est plus difficile de s'occuper toujours de ses oignons que d'aller mettre le nez dans ceux des autres.
    J'irais même jusqu'à me demander s'il est vraiment utile qu'autant d'hommes soient payés pour protéger, c'était l'idée de départ, mais maintenant surveiller, accuser, juger, défendre, punir voir tuer (eh oui, on en est encore là) le citoyen. Notre peur de l'autre, de sa différence nous a amenés bien loin.
    La réaction habituelle est : oui, mais si on tue ta fille ? si on s'en prend aux gens que tu aimes? Et bien j'espère avoir assez de compassion pour ne pas réagir, mais je ne suis qu'humaine…
    Admettons qu'à mon tour, je tue… j'aurais semé quoi? Admettons plutôt qu'il est possible que, dans un autre vie, j'aie tué et que ce qui arrive est le résultat de quelque chose que j'ai mis en route… difficile… mais c'est comme cela que je le vois.
    De plus, je sais que Dieu, notre père aimant à tous, est bien moins sévère que les hommes.

    Conclusion

    Bernard Werber, dans le livre L'empire des anges a écrit : L'équilibre est à mi-chemin entre les deux extrêmes.
    Vous avez été quelque peu à une extrémité? Les physiciens vous le diront, chaque action a son contraire. Le battant d'une cloche, quand il a frappé d'un côté, ne peut pas revenir au milieu et s'arrêter, il a besoin de son mouvement contraire pour s'apaiser.
    Ainsi, si vous avez haï, détesté, menacé, il vous reste à aimer, respecter, protéger. Puis, en revenant au milieu, là où se trouve l'équilibre, vous trouverez harmonie et sérénité.
    Je citerai encore ici le poème "SI" de Kipling où, à chaque strophe, il décrit une expérience puis la modération qu'il convient d'avoir pour la vivre en homme. Etre un homme, Seigneur, quel défi…

    Christiane Kolly - octobre 2003

     


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  • Où est la vérité ? 

    Mais arrêtons d'avaler n'importe quoi!

    René Bickel , est un autodidacte qui se classe parmi les dessinateurs engagés. Sans concession aucune, il dépeint dans ses albums les coulisses d’une société dont le «progrès» réside avant tout dans la mise en place d’un ordre mondial dont il s’attache à démontrer les buts premiers et inavoués de la domination et de l’exploitation des individus.
    Écologiste dans l’âme, pour faire passer ses messages, il a choisi une arme redoutable : l’humour, de faire d’un sujet grave une récréation sérieuse accessible, simple et ludique.
    Pédagogique et humoristique ses ouvrages devraient être déclarés d’intérêt public !


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  • Jésus
     
    La Cène de Leonard de Vinci

    Jésus, toi qui es un grand maître, toi qui as été le fondateur du christianisme, toi qui as prêché à l’intention de l’humanité tout entière, toi qui es venu annoncer à l’Occident la "bonne Nouvelle" de la fraternité humaine : "Aimez-vous les uns les autres", accompagne-moi dans ce voyage afin que je témoigne dans ces quelques pages, de ta vérité.

    Mes souvenirs les plus anciens au sujet de Jésus se trouvent dans mon enfance, quand ma mère nous apprenait à prier. Il y avait surtout Marie, sa mère et Dieu son père. Joseph était parfois sujet à rigolades. C'est à Noël que l'on parlait le plus de Jésus. Il était proche de moi à ce moment-là, ce bébé, ce petit Jésus.
    Ça me rappelle d'ailleurs une histoire. Dans une famille nombreuse, le curé arrive pour une visite au moment où les petits derniers se chamaillent. "Ne vous disputez pas ainsi, ce n'est pas beau, le petit Jésus va bientôt venir, ce sera magnifique" dit le curé. Un des enfants répond "Nous n'avons déjà pas trop de place comme cela…". Rire, c'est important… Je suis sûre que Jésus est d'accord avec moi, lui qui aime tant les enfants.
    A part cela, il y a bien des questions que les catholiques ont semées dans mon esprit. Selon eux, Jésus est venu au temple quand il avait à peu près 12 ans et puis, jusqu'à son retour vers 33 ans, on entend plus parler de lui. Je trouve cela bien étrange.
    J'ai trouvé une vérité qui me convient mieux, ici et maintenant, dans un livre de Gérald Messadié, écrivain catholique et croyant qui s'étonne des lacunes, des contradictions, des invraisemblances des Evangiles canoniques, c'est à dire reconnus par les églises chrétiennes. Dans l'Evangile de Thomas, les manuscrits de la mer Morte et au travers des travaux d'archéologie, il reconstitue une histoire et, comme elle n'est écrite nulle part, il l'écrit lui-même. Il me tient à cœur de vous en faire partager le sens (que j'ai saisi), c'est pourquoi je vous en donne un résumé ci-après.
     
    L'homme qui devint Dieu (Mai 1988)
    Première partie – Les années obscures
    L'histoire commence en 8 av. J.C. Il y a les Juifs qui croient en un seul Dieu et veulent restaurer le trône de David avec Hérode 1er, leur roi, gouverneur de la Palestine pour César Auguste l'Empereur des Romains. Les romains croient aux Dieux de la mythologie romaine et les grecs, à ceux de la mythologie grecque. C'est la fin de l'ère du bélier et le début de l'ère du poisson pour les astrologues. Un prophète est un homme habité par l'inspiration divine et qui guide les autres. Les pharisiens sont une caste de docteurs, spécialistes de l'interprétation des lois se considérant comme les gardiens de la nation juive. Le sanhédrin est le tribunal religieux juif. Les gens du peuple parlent araméen, ceux qui sont instruits le grec, les marchands parlent aussi romain. Seuls les prêtres parlent parfois hébreu, mais on entend aussi le phénicien, l'égyptien, le parthe et d'autres langues et dialectes.
    Joseph est un prêtre ancien Nazaréen, secte des Pharisiens réputée pour la rigueur de son observance. Il a 80 ans et est veuf. Il est le chef de la tribu de David, fournisseur de bois pour la construction du temple qu'Hérode fait reconstruire en remplacement du temple de Salomon, charpentier et tailleur de pierres. Marie est orpheline d'un couple de la tribu de David.
    Marie est vierge et enceinte. Le grand prêtre demande à Joseph d'épouser Marie pour sauver les apparences. Jésus naît à Bethléem, dans une étable. Joseph y est venu pour le recensement. Après 8 jours, Jésus est circoncis. Quelques mois plus tard, à cause de démêlés avec Hérode, Joseph s'enfuit la nuit pour Alexandrie, la deuxième plus grande cité juive de l'époque.
    A Quoumrân, sur la rive occidentale de la mer morte, vivent des ascètes, pieux et chastes, les Esséniens. Joseph d'Arimathie, prêtre juif membre du Sanhédrin est appelé par Joram, un rabbin important de la synagogue d'Antioche pour être éclairé au sujet de ces anciennement désignés thérapeutes et qui prônent un bain quotidien. Les Esséniens sont dégoûtés du déclin de la loi de Moïse dans la nation juive et prêchent un retour à une pratique plus rigoureuse de cette loi. Ils sont environ 15'000 dans tout l'Orient. Ils croient à une imminente fin du monde. Ils ont un total mépris pour le Temple et ses serviteurs et annoncent la venue d'un Messie.
    Les astrologues ont déchiffré dans le ciel qu'un roi est né en Israël.
    En ce temps-là, Joseph le Nazaréen s'est installé comme maître charpentier à Alexandrie et il forme des apprentis. Quand Hérode 1er meurt, Joseph décide de rentrer chez lui avec Jésus qui a 4 ans et Marie. Ils s'arrêtent et demeurent à Capharnaüm après une escale à Nazareth.
    Jésus grandit. Il est beau. Il pose et se pose beaucoup de questions : Pourquoi les païens rient-ils plus que les Juifs? Pourquoi, lors de la visite des 4 fils et des 2 filles de Joseph, Marie sa mère s'est-elle éclipsée chez des voisins? "Suis-je un bâtard?" demande-t-il à sa mère. "Tu es reconnu!" lui répond-elle. Quand Jésus a 12 ans, ils viennent à Jérusalem pour la Pâque. Son père lui a donné une solide éducation religieuse et il est surpris de voir ce qu'est la Pâque, le manque de ferveur à la prière des Juifs, le marchandage dans le temple. Il rencontre Jonathan, le fils de Joseph d'Arimathie.
    A Jérusalem, passent aussi les Grecs. Dans leur mythologie, Héraclès a débarrassé le monde de monstres et restauré la paix. C'est un demi-dieu, fils de Zeus et de la mortelle Alcmède. Il meurt dans de grandes souffrances, assassiné par sa femme jalouse, et ses dernières paroles sont, selon Sophocle, "O Zeus, torture, torture, c'est tout ce que tu m'as donné".
    Jésus prend beaucoup de leçons de son vieux père Joseph. Il apprend le métier de charpentier. Un jour arrive Jokanaan (Jean-Baptiste) son cousin, le fils d'Elisabeth. Il parle avec Jésus des Esséniens qu'il compte rejoindre.
    Il est temps pour Jésus de prendre femme, mais il se sent de plus en plus incompris à Capharnaüm : Je ne saurais vivre en paix dans cette Judée que mon père a fuie autrefois, si près d'un temple dont les prêtres s'engraissent sur les sacrifices faits au seigneur. Même ici, les greniers de la synagogue sont pleins de blé dans l'attente d'une disette. Alors, le rabbin le vendra dix fois son prix avec des boisseaux courts". Il désire être rabbin mais n'a pas été accepté par les questionneurs à cause de sa naissance. Puis Joseph meurt. Jésus a 18 ans. Marie sa mère part pour Bethléem vivre avec les fils et les filles de Joseph.
    Jésus voyage. Il est touché par la maltraitance que les rabbins exercent sur les paysans, impressionné par le savoir d'un pseudo magicien grec. Il rencontre Sepphira, une femme cultivée et intelligente qui le surprend par ses propos féministes. Il fait un passage chez les bouddhistes. Il rencontre un ermite, ancien essénien, puis arrive chez le magicien Dosithée : La loi morale est la loi des hommes. Qui sommes-nous donc pour anticiper sur le jugement de Dieu? Vous les Juifs croyez que votre Dieu a pris parti pour vous contre toutes les autres tribus. Je me suis trouvé à la fois libre et contraint de rendre aux femmes la place à laquelle elles ont droit. Tel était le langage de Dosithée. Sur le chemin qui mène Jésus à Quoumrân, un voleur nommé Joash lui fait remarquer que les rabbins qui sont dans les synagogues sont bien plus voleurs que lui.
    Puis Jésus arrive chez les Esséniens. Ils sont recrutés pour la beauté de leurs corps également car pour eux une âme prédestinée ne peut qu'habiter un corps beau. Ils sont chastes et pieux et vivent sans femme, en communauté. Ils ne possèdent rien et partagent tout. Un essénien enterre ses déchets à une coudée et demi de profond, mais pas le jour du sabbat car ce jour-là il ne doit rien faire, il s'abstient. Il se baigne chaque soir et revêt une chemise blanche propre. Avant le repas, le grand maître fait une prière, bénit et rompt le pain puis coupe d'eau le vin.
    Malgré que Jésus ne partage pas toutes leurs idées, il décide de rester quelque temps, auprès de son cousin Jokanaan. A la fin de la première journée, le candidat Jésus passe devant le maître et douze esséniens, le conseil, pour être questionné. Encore questionné? A Jérusalem au temple, à Antioche par les rabbins, chez Dosithée, ici de nouveau. Après délibération, il est admis et deux guides lui sont assignés. Il travaille à l'atelier de menuiserie et aux champs. Jokanaan est son maître spirituel.
    Jésus ne veut pas comme les Esséniens croire à la fin du monde. Il prie de longues heures et se met à léviter, à sortir de son corps, traverser la couche de noirceur et de souffrances pour rejoindre les hauteurs, le Seigneur. Son compagnon de cellule rapporte ce fait aux maîtres et son séjour chez les Esséniens se termine par un procès provoqué par la jalousie des maîtres qui eux ne sont jamais parvenus à léviter. Il s'enfuit de Quoumrân, suivi par Jokanaan.
    Il voyage quelque temps, vivant de son travail de charpentier. Il goûte de nombreux pains et de nombreux vins. Il observe les Egyptiens et leurs rites à Dionysos, Dieu de la vigne et les Scythes et leurs rites à Isis, mère universelle de l'ancienne Egypte. Il voit des femmes chypriotes déposer des testicules de taureau sur l'hôtel de Vénus déesse romaine (ou Ishtar de l'ancienne Asie ou Astarté de Grèce) puis Aphrodite de Grèce également. Il écoute les Syriens parler de rites au Dieu Mithra, né d'une vierge dans une grotte au cours de la plus longue nuit de l'année. Selon eux, certains élus peuvent naître d'une vierge. Mithra, mi-homme mi-dieu, ce que nous cherchons tous, l'union parfaite de la chair et de la lumière.
    Jésus continue de se poser beaucoup de questions. Le Dieu de ses pères lui semble parfois terrifiant. Ceux qui se plient aux règles sont-ils meilleurs que les autres? Il passe par Antioche et la trouve belle, pleine de joie de vivre. Est-ce agréé par le Seigneur, la joie de vivre? C'est là qu'il rencontre Thomas de Didymes, puis Apollonios le grec qui parle des arbres, des 4 éléments et de l'éther qui anime les éléments, de méditation. Jésus en déduit que l'éther, c'est Dieu. Il travaille quelques jours à Antioche, guérit de ses mains et de son amour un enfant malheureux et anémique puis quitte cette ville corrompue et remonte vers le nord.
    Deuxième partie – Les années publiques
    Lors d'une tempête, en rentrant chez lui, il est lavé, ballotté, secoué. Déjà Moïse avait quitté son lieu de naissance parce que les gens étaient corrompus. Il rencontre un très vieux prêtre égyptien, un des derniers fidèles au culte de Râ qui lui dit : "Les dieux meurent aussi ou du moins ils meurent en nous quand leur mission terrestre est terminée. Ils regagnent leur siège céleste. Les riches et les puissants répugnent au changement. Jésus réalise qu'il se heurtera aux pharisiens, aux sadducéens, et à toute la hiérarchie de Jérusalem s'il essaie de changer quoi que ce soit.
    Et les Juifs attendent un Messie? Jésus retrouve Jokanaan au bord du Jourdain qui baptise des hommes. Il baptise Jésus qui le regarde et lui trouve bien petite mine et quand il l'annonce à tous comme le Messie, il ne le contrarie pas. D'ailleurs il ne sait pas lui-même s'il est le Messie ou s'il ne l'est pas.
    De retour à Béthanie, Jésus cherche du travail. Mais Nathan le charpentier alerté par Jokanaan ne veut pas lui en donner. Il veut qu'il parle. Il est pris à parti par un rabbin venu en espion et le rabbin est vertement remis à sa place pour la joie des autres personnes présentes. Le tapage publicitaire de Jokanaan fait son œuvre. Dans la soirée, alors que Jésus va à la fontaine se rafraîchir, il est interpellé par André, fils de Jean de Galilée. Celui-ci veut le suivre parce qu'il croit qu'il est le Messie. Puis vient Simon, le frère d'André. Jésus s'inquiète de leur famille, mais les 2 premiers disciples disent qu'il n'y a pas de souci. Ils partent tous 3 pour Bethléem où se joint à eux Philippe, le galiléen. Jésus retrouve, après de longues années de séparation, sa mère et sa famille. Puis les 4 repartent vers le nord, la Galilée où Nathanaël rejoint le groupe.
    Jésus commence à parler du libre arbitre de l'homme, de l'égalité de chaque homme et de chaque femme aux yeux de Dieu, de tolérance. Il remet en question les règles devenues selon lui obsolètes (ne pas manger de porc ou de pain samaritain) et les règles qui manquent de fraternité (racisme, sectarisme, ne pas toucher un homme mourant). Les connaissances acquises lors de son long voyage lui permettent de soigner les corps ("Le courant de la vie vient de la poitrine. Fais-le passer par tes épaules et par tes bras jusqu'à ce qu'il passe dans tes mains et de là dans le malade" avait dit l'Egyptien). Il soigne aussi les esprits, ce qui est pris pour des miracles. Et il devient Messie malgré lui. Il ramène à la vie une enfant mourante. C'est là que Thomas de Didymes le rejoint. Quand il passe à Naïm, le rabbin, effrayé par l'attrait qu'exerce Jésus sur les gens, se rend à Jérusalem et informe le grand prêtre Annas qui n'accorde pas d'intérêt au souci du rabbin.
    Et Jokanaan se met à critiquer avec force le roi Hérode Antipas parce qu'il a volé l'épouse de son frère, Hérodiade et l'a épousée. Ce couple est indigne de gouverner le pays. Il dénonce les prêtres du Temple qui ferment les yeux sur de tels agissements.
    Jésus et ses 5 disciples arrivent à Cana où Marie la mère de Jésus assiste à une noce. "Ils n'ont plus de vin" lui dit-elle. Jésus fit verser de l'eau dans des jarres provenant de Grèce où le vin, sous l'effet de la chaleur s'était transformé en mélasse. Et l'eau est devenue du vin. Miracle!
    Thomas n'est pas un juif. Il est cultivé et parle avec les 4 autres qui sont plus simples. Il leur raconte sa rencontre avec Jésus il y a bien des années. Il leur parle de la matière et de l'esprit, du bien et du mal. "Le seul péché est l'entêtement. Ce que vous appelez péché c'est la paille et le fumier qui font croître le blé. Un homme sans péché est arrogant. Ayez pitié du pécheur mais aimez-le. Ses péchés sont le fumier sur lequel fleurissent les fleurs de ses vertus. Jésus aussi est un pécheur. Mais il a une compassion plus forte que lui. C'est un homme."
    A Capharnaüm, Jacques et Jean fils de Zébédée se joignent aux 5, puis Matthieu le publicain, Bartholomé, Simon le zélote, Jacques fils d'Alphée, Théddée et enfin Judas Iscariote et Judas de Jacques. Ils sont 14 disciples de Jésus. Et le baptême devient le signe de ceux qui aspirent au renouveau et qui veulent les suivre.
    Les romains et les prêtres juifs, qui ont eu vent de la réputation de Jésus font courir des calomnies sur lui. Jésus et ses disciples arrivent à Jérusalem où ils chassent les marchands du temple. Puis ils s'en vont et se réfugient à Béthanie pour échapper à la police du Temple.
    C'est là que Nicodème, un des membres du sanhédrin rend visite à Jésus et lui demande de devenir le grand prêtre du temple de Jérusalem. Jésus refuse en disant que l'univers entier est le temple de Dieu. "Aide le fidèle à se délivrer de lui-même et tu trouveras de nouveau en lui le reflet de son créateur. Enseigne-lui la vie et tu lui mets le pied sur l'échelon de l'échelle de Jacob. Ouvre ses yeux et il verra la lumière éternelle! Alors, la terre ne sera plus ce qu'elle était et l'homme sera de nouveau fils de Dieu."
    Jésus se retire parfois et médite sur leur sort. Il ne veut pas devenir grand prêtre à la solde des Romains. Il doit mettre en place un nouveau système, apprendre aux hommes à rester en présence de Dieu à chaque instant, au-delà des règlements et des rites, des livres et du clergé, des prêtres et du temple. Il ne se sent pas compris à part par Thomas, le plus éclairé de tous qui n'hésite pas à remettre en question ses paroles. Les autres ne veulent pas détruire le temple, mais se l'approprier.
    En priant seul, sous un olivier, Jésus commence à s'élever dans les airs, mais cette fois il ne parvient pas à traverser la masse de souffrance avant de trouver la lumière. Les damnés aussi l'implorent de soulager leurs souffrances.
    Ils retournent tous en Galilée. A Sichem, Jésus revoit Sepphira, la putain samaritaine qui dit aux disciples : "Je suis lasse des hommes qui rampent entre le lange et le linceul. Vous avez raison de suivre cet homme qui vous dépasse de mille coudées". Jean est le plus proche de Jésus, toujours doux et frêle comme une jeune fille. Il a une grande affection pour lui. Ainsi tout le monde veut de l'amour? Et Jésus veut l'amour de Dieu et aime Dieu.
    Jésus se met parfois en colère : Le Seigneur n'a pas le même regard que l'homme. L'homme juge par les apparences, mais le Seigneur juge par le cœur. Si seulement vous pouviez ouvrir votre esprit au monde invisible qui vous entoure, alors vous verriez des choses qui vous feraient comprendre combien frivole est votre prétendu souci de la loi. Ici, autour de cette table, l'air pullule d'esprits souffrants, ceux des êtres auxquels le Seigneur a refusé l'accès à son royaume parce que leurs cœurs étaient arides et leurs âmes grossières.
    Puis, les policiers d'Hérode Antipas arrêtent Jokanaan.
    Après un désaccord, André et Bartholomée quittent Jésus et ils restent 12 disciples. "Aucun homme ne mérite de se battre pour moi s'il me préfère son père et sa mère ou s'il me préfère son fils ou sa fille ou s'il ne marche pas dans mes pas. En épargnant sa vie, il risque de la perdre. En la perdant pour moi, il la gagnera". Parfois, les disciples boivent plus que de raison, lorsqu'ils ont l'esprit trop embrouillé. Jésus leur demande de partir deux par deux prêcher sa parole. L'esprit est avec eux. Ils invectivent les gens à craindre pour l'avenir de leurs âmes à cause de leurs vies dissolues.
    Joseph d'Arimathie convoque une réunion extraordinaire du sanhédrin. La question est : Jésus, un homme pas marié qui fréquente les femmes légères et qui a dans ses rangs un ancien prostitué peut-il être le Messie? Les membres du sanhédrin ne trouvent pas la solution et se retrouvent même divisés sur la question de savoir s'il faut arrêter Jésus et le juger ou non?
    Jokanaan, arrêté depuis plusieurs mois, fait grande impression sur ses gardes par son courage, son insolence. Il lévite si haut que même un seau d'eau ne le fait pas redescendre. Après un dernier assaut contre Hérode et Hérodiade, Jokanaan est décapité.
    La foule et les disciples réclament vengeance. Mais Jésus n'en veut pas. Ses disciples ont de la peine à comprendre. Ils se séparent. Jésus s'isole pour prier et se met à léviter. Il voit alors ses disciples en danger sur le lac, dans une tempête. Toujours en lévitation, il va vers eux et semble marcher sur l'eau. La tempête se calme. De nouveau réunis, ils se rendent tous à Capharnaüm.
    Après la mort de Jokanaan, Hérode se rend de Machaerus où il laisse Hérodiade, à Jérusalem. Il est inquiet pour sa position vis à vis des Romains et du sanhédrin. Il demande un entretien à Ponce Pilate, le procurateur de Judée.
    Le sanhédrin, informé par ses espions, se réunit dans la chambre de la pierre taillée. Annas et Gedoliah, membres du sanhédrin sont vexés d'apprendre la décapitation de Jokanaan par Hérode. Ils n'ont pas été consultés. Maintenant, Jésus devient dangereux pour eux. Il faut l'arrêter.
    La femme de Ponce Pilate, Procula, tient en peu de considération les membres du sanhédrin, cette bande de gérontes et d'intrigants pleins de dépit, ni Hérode, ce pervers éhonté. Elle a son réseau d'informateurs. Elle a de la révérence pour Jésus dont elle a beaucoup entendu parler. Elle a vent d'une arrestation prévue de Jésus sitôt qu'il rentre à Jérusalem, par la police du sanhédrin. Elle informe son mari Pilate. Pilate réalise qu'Hérode a contourné son autorité en s'adressant au sanhédrin directement. Il congédie Annas, le chef des prêtres. Malgré cela, le complot contre Jésus par certains membres du sanhédrin subsiste.
    Et Jésus réalise soudain que la seule issue à tout cela est le sacrifice. Il se transforme en agneau dont on mange le corps et boit le sang pour Israël et pour le monde. Il prend un dernier repas avec les disciples. Là, Thomas s'éloigne, ne trouvant plus de sens à tout cela. Prenez et manger mon corps, prenez et buvez mon sang. Qu'est-ce donc que ce cannibalisme?
    Puis vient le temps où Judas Iscariote trahit Jésus. Pilate, informé du complot avertit les prêtres que Jésus ne doit pas être arrêté sans une escorte civile, romaine. La peur des prêtres que Jésus soit nommé roi de Judée et prêtre, autorité civile et religieuse et peut-être même roi d'Israël, des Juifs, la peur des prêtes est très grande. Joseph d'Armathie et Nicodème, eux aussi membres du sanhédrin sont toujours tenus au courant des faits d'Hérode et de Pilate. Ils surveillent les événements.
    Vingt policiers juifs et romains viennent arrêter Jésus, désigné par Judas. Les disciples s'enfuient. Le grand sanhédrin, 80 hommes sont réunis en pleine nuit. Malgré les efforts de quelques uns, Jésus fils de Joseph, charpentier, est condamné à mort pour blasphème par 64 voix. Jésus a 41 ans, notre histoire a commencé en 8 av. JC.
    Simon-Pierre renie Jésus qui est amené devant Pilate pendant que les prêtres organisent une émeute. Un groupe, en majorité des rabbins, crie dans les rues à l'adresse de Pilate "Mort au blasphémateur. Crucifie-le." Pilate tente encore de libérer Jésus en proposant Barabba, mais les prêtres veulent la mort de Jésus. Pilate l'envoie chez Hérode après l'avoir fait flageller pour calmer la foule. Comme Pilate, Hérode propose à Jésus de sauver sa peau en acceptant d'être le roi des Juifs. Mais Jésus ne veut pas de royaume. Hérode renvoie Jésus à Pilate. Pilate tente encore de sauver Jésus. Mais les dés sont jetés, Pilate ne peut rien faire. Il se lave les mains devant les prêtres et leur livre Jésus.
    Et les bourreaux le crucifient. Son dos en sang, ses mains clouées, ses pieds cloués, il n'est plus que douleurs. "Père, pourquoi m'as-tu abandonné?" La lance perce une blessure d'où sort beaucoup d'eau.
    Pilate fait suivre les opérations par ses gardes. Il n'est pas satisfait du déroulement de ce procès. Et tous les policiers du temple qui ont été placés là par les prêtres doivent quitter le Golgotha. Les bourreaux également.
    Joseph d'Arimathie et Nicodème demande audience à Pilate. Ils veulent récupérer le corps de Jésus pour le préparer pour le tombeau. Les tibias n'ont pas été brisés à la demande de Pilate. Jésus est descendu de la croix et son corps est remis aux deux prêtres. Ils le déposent dans le tombeau que Joseph d'Arimathie vient de faire construire, sans avoir cousu le linceul et rentrent chez eux. Ils reviendront durant la nuit. Lorsqu'ils reviennent au tombeau et qu'ils ouvrent le linceul, Jésus ouvre les yeux et les regarde. Il est vivant. Durant cette nuit, il quitte Jérusalem et s'éloigne rapidement.
    Et le bruit court que Jésus est ressuscité.
    Jésus, qui se fait ensuite appeler Emmanuel soigne ses blessures à la source chaude de Hammat. Vers l'automne, il revient à Capharnaüm. Il passe chez Marie de Lazarre qu'il connaît puis revient sur les bords du lac. Il revoit ses disciples, les salue et s'en va vers l'orient.
     
    Nous pourrions nous entretenir longtemps sur le bien-fondé de ce livre ou sur le bien-fondé de mon résumé. Dans le texte il est dit : Les riches et les puissants répugnent au changement. Jésus réalise qu'il se heurtera aux pharisiens, aux sadducéens, et à toute la hiérarchie de Jérusalem s'il essaie de changer quoi que ce soit. Oui, mes chers, nous n'aimons pas le changement, nous n'aimons pas remettre en question nos croyances, cela nous oblige à laisser mourir quelque chose pour laisser naître une nouvelle chose. Mais j'anticipe, personne n'a dit pour l'instant que ce livre était une hérésie.
    Maintenant au sujet des symboles, le poisson et l'agneau : le poisson est le symbole des premiers chrétiens. Poisson vient du mot grec ichtus. ICHTUS est formé des initiales des mots Iesu Kristos Theou Uios Sôter, qui se traduit par : Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur dans le Nouveau Testament, l'agneau représente Jésus lui-même. Comme le furent les Hébreux d'Egypte par le sang d'un agneau, le chrétien est libéré par le sacrifice du Christ dont le sang est répandu sur le bois de la croix.
    Les symboles ont été utilisés depuis fort longtemps par les dieux et les hommes.
     
    La vie des Maîtres de Baird T. Spalding
    Il y a quelques années, un autre livre m'a énormément éclairée, "La vie des Maîtres" de Baird T. Spalding. En 1894, onze hommes de science avertis se réunissent à Potal, petit village de l'Inde. Sceptiques par nature, ils n'acceptent aucune vérité à priori, mais certains phénomènes religieux les intriguent. Et ils décident de vérifier de leurs yeux les prodiges accomplis par les maîtres orientaux. Car de l'Inde au Népal, au Tibet et à la Perse, il existe des hommes aux facultés étonnantes qui communiquent à distance, ont le don d'ubiquité, voyagent par lévitation, guérissent les infirmes. Les savants découvrent, peu à peu fascinés, des principes de vie inconnus : chaque Maître a quitté son enveloppe mortelle pour retrouver, grâce à l'Amour Que Dieu lui insuffle, son Moi profond, intemporel, éternel.
    Voici quelques passages de ce livre, où des maîtres s'expriment :

    Exercez-vous à acquérir une conscience d'enfant. Visualisez l'enfant Divin en vous-même. Et le matin en vous levant, suggestionnez-vous à haute voix en vous disant à vous-même: Et bien ma chère Christiane, il y a un alchimiste divin en toi.

    Dieu n'écoute ni notre flot de paroles, ni nos clameurs bruyantes répétées en vain. Il faut le rechercher au moyen de notre Christ intérieur, la connexion invisible que nous possédons avec lui en nous-mêmes.

    Fatigué de ramper dans la poussière de la terre, l'homme voudrait s'envoler. Son désir le pousse à découvrir la loi qui lui permettra de s'élever au-dessus de ses limitations. Il a la capacité d'aller où il veut en annihilant les notions de temps et de distance. On a dit que l'homme propose et que Dieu dispose. C'est le contraire qui est vrai, car Dieu propose et l'homme dispose. Et l'homme peut faire tout ce que fait Dieu s'il est disposé à le faire. Le Fils ne peut-il faire la même chose que le Père?

    Après avoir étudié les enseignements bouddhiques conservés avec un certain degré de pureté, Jésus perçut les similitudes. Il comprit que, malgré les formes rituelles et les dogmes imposés par les hommes, les religions n'avaient qu'une source qui est Dieu. Il l'appela son Père et le Père de tous. Alors il jeta toutes les formes aux vents et alla directement vers Dieu, droit au cœur de son Père aimant. Une merveilleuse compréhension s'ensuivit. Jésus ne tarda pas à trouver superflu de fouiller pendant de longues années les documents, rites, croyances, formules, et initiations que les prêtres imposent subrepticement au peuple pour le maintenir dans l'ignorance et la sujétion. Il vit que l'objet de ses recherches était au fond de lui-même. Pour être le Christ, il lui fallait proclamer qu'il était le Christ, puis avec des mobiles purs dans sa vie, sa pensée, sa parole, et ses actes, vivre la vie qu'il recherchait afin de l'incorporer dans son propre corps physique. Après quoi il eut le courage de s'extérioriser et de proclamer tout cela à la face du monde.

    Si vous étudiez les enseignements d'Osiris, de Bouddha et de Jésus, vous les trouverez semblables. Ils passèrent tous par la même expérience, en ce sens que leurs adeptes voulurent les couronner rois d'un royaume matériel, mais qu'aucun ne s'y prêta. Ils exprimèrent la même pensée dans des termes presque identiques : "Mon royaume n'est pas de ce monde, il est spirituel".

    Le vaste océan illimité de l'espace créateur de Dieu est transparent comme le cristal. Il est pourtant rempli de vibrants effluves d'énergie. Cette énergie est connue sous le nom de substance éthérée. Tous les éléments y sont dissous, prêts à répondre à l'appel du régime vibratoire qui leur permettra de se condenser en formes. L'être humain, coopérant avec cet ensemble, peut mettre en mouvement par ses pensées les influences vibratoires appropriées. Alors les éléments n'ayant pas d'autre issue, se précipitent pour remplir le moule formé par le désir. Telle est la loi absolue dont nul ne peut arrêter les répercussions.

    L'œil n'a pas vu, l'oreille n'a pas entendu, le cœur de l'homme n'a pas perçu ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment. Manifester le Christ de Dieu. C'est ce que fit Salomon avec conscience et compréhension, et sa prodigieuse réussite s'ensuivit. Il demanda un cœur intelligent, fondé sur l'intelligence. Cela lui ouvrit la fontaine de la sagesse, l'éleva au sommet du pouvoir, et lui procura tant d'honneurs et de richesses qu'il fut réputé Roi de mille exploits magnifiques symbolisés sous l'appellation des "mille femmes" de Salomon.

    Les maîtres sont retournés à la lumière. Le corps ne retourne plus à la poussière, le corps et le christ ont fusionné et le monde matériel est dépassé. Je vous citerai encore quelques passages de Jésus:

    Pourquoi tant de gens ne m'ont-ils pas vu? C'est parce qu'ils me mettent sur un piédestal et me situent dans l'inaccessible. Ils m'ont entouré de miracles et de mystères, et m'ont situé loin des gens du peuple pour lesquels j'éprouve un amour indicible. Je ne me suis pas retiré d'eux, mais eux se sont retirés de moi. Ils m'ont dressé des voiles, des murs, des séparations, et des médiateurs ainsi que des images de moi-même et des proches qui me sont chers.

    J'ai choisi le chemin de la croix. Ce n'est pas mon Père qui l'avait choisi pour moi. Je l'ai choisi de mon propre gré pour montrer au monde que chacun peut perfectionner sa vie et son corps au point que leur destruction n'empêche pas leur résurrection triomphale.

    Si vous voulez aider les autres, percevez le Christ qui trône chez eux comme chez vous. Parlez à leur Christ comme si vous vous adressiez directement à eux.

    Pour créer et pour accomplir, il faut être mû par des mobiles sincères et centrer sa pensée sur un point d'absorption, c'est-à-dire sur un idéal. Vous pouvez devenir ce centre. Rien ne prend forme sans que les hommes aient d'abord exprimé un idéal.

    L'esprit est le pouvoir vibrant, primaire, originel. On peut prendre contact avec lui et se servir de sa puissance. Il suffit de l'accepter, de savoir qu'il existe, puis de le laisser s'extérioriser. Il est alors entièrement à vos ordres et devient une source intarissable de vie éternellement neuve, jaillissant du fond de vous-mêmes.

    Quand vous priez, retirez-vous dans la chambre secrète de votre âme, et là, priez le Père qui est au-dedans. Il vous entend et vous donnera publiquement votre récompense.

    Si vous vivez librement dans cette vibration lumineuse qui est la lumière du monde, si tous s'en inspirent, vous vous rapprocherez de la véritable demeure préparée pour l'homme. Vous découvrirez que "JE SUIS" est la lumière du monde. Regardez Dieu, la table est servie. Elevez votre "JE SUIS", élevez votre corps à Dieu, et vous serez couronné Seigneur de Tous. Il vous appartient de placer la couronne sur votre propre tête. Nul ne peut le faire pour vous.

    Si c'était aussi simple que cela? S'il suffisait de baisser la garde, de faire confiance, de concentrer toute son énergie à être les dignes représentants sur terre de Dieu, notre père qui est dans le ciel?
    Sur le chemin de la lumière…
     
    Da Vinci Code de Dan Brown
    Comme par hasard, une amie vient de me passer le livre "Da Vinci Code" que j'ai lu avec grand intérêt car il tient le lecteur en haleine. Ce roman, où il est aussi question de la vie de Jésus, propose un Graal inattendu, pour moi en tous cas. Je ne vous révélerai pas l'énigme, si vous ne l'aviez pas lu et l'intention de le faire. Ce Monsieur Dan Brown a peut-être inventé l'histoire. Graal surprenant et pourtant, rien ne m'a paru impossible, en regardant le passé parfois peu reluisant des églises dans leur manière d'endoctriner les foules par des moyens très discutables. Ça reste du domaine de la foi, croire ou ne pas croire, encore une fois…
    J'ai retenu de ce livre une phrase que je vous cite : "Ce sont ceux qui ont gagné la guerre qui écrivent l'histoire", alors… Tiens, il y a un point commun entre Jésus et Socrate, ni l'un ni l'autre n'ont laissé de documents écrits, c'est quand même surprenant quand on pense que les deux ont dû disparaître parce qu'ils gênaient l'autorité. Ceux qui écrivent l'histoire auraient pu faire disparaître ce qui ne leur convenait pas?
     
    Notre père
    De Jésus, nous avons gardé cette prière qui est composée de 7 phrases, le chiffre 7, symbole de l'individu spirituel complet, la perfection de l'âme.
    Notre père qui es aux cieux. Les deux mots notre père, indique nettement la relation de Dieu à l'homme, celle de père à enfant. Si l'homme est le fils de Dieu, il est logiquement de la même nature que son père. Selon une loi cosmique, on ne peut créer que ce qui est conforme à soi et Dieu étant esprit ne peut créer qu'un autre esprit, l'homme. Il est de la nature de Dieu d'être aux cieux, car Dieu est la cause et de la nature de l'homme d'être sur la terre, car l'homme est l'effet, la manifestation, l'expression de Dieu.
    Que ton nom soit sanctifié. En acceptant que l'effet est toujours de même nature que la cause, nous acceptons aussi que si Dieu est parfait, tout ce qui vient de lui est également parfait. Nous devons constater que les difficultés sont là pour nous rappeler que nous avons perdu contact avec notre essence divine.
    Que ton règne arrive. Il est de notre devoir d'aider à établir le royaume de Dieu sur la terre, de manifester Dieu en tout.
    Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Si notre existence est triste et pauvre, ce n'est pas la faute de Dieu, c'est plutôt parce que nous avons laissé notre ego prendre le pouvoir sur nous.
    Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien. Quand nous acceptons que Dieu est la source intarissable de nos besoins, même si un canal se ferme, nous savons qu'un autre s'ouvre automatiquement. L'art de vivre c'est goûter le moment présent, c'est-à-dire savoir que nous n'avons pas à nous inquiéter pour le pain de demain car Dieu nous fournit notre pain tous les jours.
    Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Le pardon des offenses est la porte du ciel, du bonheur. Jésus ne dit pas pardonne-moi mes offenses et je vais essayer de pardonner aux autres, il dit bien que nous devons pardonner toutes les offenses reçues. Rappelons-nous qu'il n'y a pas de méchants, mais seulement des grands souffrants sur cette terre. Absoudre les autres, les libérer c'est se libérer soi-même.
    Ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal. Plus nous avançons dans la vie spirituelle et plus nous devenons conscients, plus nos prières sont efficaces. Plutôt que de vouloir imposer notre savoir, nous devons aussi sagement que possible, répandre la science de l'amour parmi les hommes, mais sans imposer la vérité à ceux qui ne désirent pas la recevoir. La plus grande tentation est l'orgueil spirituel. Bien des grandes âmes qui avaient surmonté toutes les autres épreuves ont succombé à la tentation de se vouloir supérieur aux autres, ce qui agit comme un rideau d'acier venant s'interposer entre eux et Dieu. Un grand savoir entraîne une grande responsabilité.
    Ainsi soit-il.
     
    Arrivant bientôt au terme de mes réflexions, il me tient à cœur de vous parler encore de la trinité de l'homme. Vu de ma fenêtre, il y a le corps de l'homme le plan physique, il y a Dieu l'esprit le plan spirituel, et puis pour communiquer entre les deux il y a l'âme. Quand un homme a oublié Dieu, son âme reste latente. Je crois qu'il y a toujours la possibilité de renouer le contact. Quand l'homme idéalise Dieu, il en oublie d'être aussi un homme et de suivre son chemin sur terre. Quand il témoigne de Dieu, il est dans le plan physique la représentation de Dieu il suit son chemin du retour à la lumière.
    Quant à la croix, elle est pour moi dans sa verticalité, le symbole de la communion entre le ciel et la terre, entre l'énergie cosmique et l'énergie tellurique, entre le père (Dieu) et la mère (la terre), entre Dieu et l'homme, et dans son horizontalité, l'équilibre du masculin et du féminin, la communion entre l'homme et ses frères. Au centre de la croix, il y a le cœur de l'homme, branché au cœur de Dieu et qui irradie de sa lumière. Le tout dans l'un et l'un dans le tout. Oui, je crois que lorsque nous savons rester branchés au cœur de Dieu, être présent à notre Dieu intérieur en permanence, notre vie est remplie d'amour, de joie, d'harmonie, de tolérance, de pardon.
    La croix avec le corps cloué et souffrant de Jésus n'est, à mon avis, pas représentative de son message. Cette croix fait dire à Armistead Maupin, un journaliste américain : "Les chrétiens sont les seuls au monde qui s'agenouillent devant un instrument de torture. Si Jésus avait été martyrisé à notre époque, je suis sûr qu'on aurait tous des petites chaises électriques autour du cou". C'est exagéré et cela ne respecte pas tous ceux qui prient et s'agenouillent devant une croix ou la portent sur eux, mais la citation mérite réflexion.
    Si Jésus avait voulu éviter la croix, il aurait pu le faire. Il est allé au sacrifice pour nous montrer que jusqu'à lui, notre corps physique était matière et qu'il retournait à la terre et repartait dans le circuit de la matière. Mais depuis lui, la résurrection, le passage du plan terrestre de la matière au plan céleste à la lumière est possible : redevenir Dieu, comme Il nous a créés, à son image. Le nom même de Jésus Christ nous l'indique, Jésus l'homme et Christ Dieu. Ainsi, nous pourrions nous appeler Ariane Christ, Marlyse Christ ou Christiane.
     
    En conclusion, je vous raconterai une histoire. Ici, cela s'appelle parabole :
    Les ouvriers de la onzième heure
    « Le royaume des cieux est semblable à un père de famille qui sortit dès la pointe du jour afin de louer des ouvriers pour travailler à sa vigne.
    Et étant demeuré d’accord avec les ouvriers qu’ils auraient un denier pour leur journée, il les envoya à sa vigne. Etant sorti sur la troisième heure du jour et en ayant vu d’autres qui se tenaient dans la place sans rien faire, il leur dit : Allez-vous-en aussi vous autres dans ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable. Et ils s’y en allèrent. Il sortit encore sur la sixième et sur la neuvième heure du jour et fit la même chose. Et étant sorti sur la onzième heure, il en trouva d’autres qui se tenaient là sans rien faire, auxquels il dit : Pourquoi demeurez-vous là tout le long du jour sans travailler? Parce que, lui dirent-ils, personne ne nous a loués; et il leur dit : Allez-vous-en aussi dans ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.
    Le soir étant venu, le maître de la vigne dit à celui qui avait la charge de ses affaires : Appelez les ouvriers, et payez-leur leur journée en commençant depuis les premiers jusqu’aux derniers. Ceux donc qui n’avaient travaillé que depuis la onzième heure s’étant approchés, reçurent chacun un denier.
    Or, ceux qui avaient été loués les premiers venant à leur tour, croyaient qu’on leur donnerait davantage; mais ils ne reçurent néanmoins que chacun un denier. Et après l’avoir reçu, ils murmuraient contre le père de famille, en disant: Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et vous leur avez donné autant qu’à nous qui avons porté le poids du jour et de la chaleur.
    Mais il répondit à l’un d’eux : Mon ami, je ne vous fais point de tort. N’êtes-vous pas convenu avec moi d’un denier? Emportez ce qui est à vous et allez-vous-en. Il me plaît de donner à ce dernier autant qu’à vous. Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui est à moi? Ou faut-il que votre oeil soit envieux et mauvais parce que je suis bon?
    Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers; parce qu’il y en a beaucoup d’appelés mais peu d’élus ».
    Et nous mes chers, quelle réaction aurions-nous, ouvriers de la première heure recevant le même salaire journalier que ceux de la onzième heure?
    Christiane Kolly
    Septembre 2005
     
    Bibliographie
    La Bible" http://bible.gospelcom.net/passage
    La prière "Notre Père" commentée par Lise Bourbeau
    "L'homme qui devint Dieu" de Gérald Messadié, chez
    Editions Robert Laffont, 1988, ISBN 2-221-05597-7
    "La vie des maîtres" de Baird T. Spalding, traduit par Louis Colombelle,
    Editions Robert Laffont, 1972, ISBN 2-277-22437-5
    "Da Vinci Code" de Dan Brown
    Editions Jean-Claude Lattès, 2004, ISBN 2-226-14434-0

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  • viemaitres.jpg

    Dans l'Himalaya vivent des sages aux pouvoirs prodigieux.

    Editions J'ai Lu, Aventure secrète, n°2437, novembre 2005.
    ISBN : 2.290.33990.3

    Quatrième de couverture :
    Le 22 décembre 1894, onze scientifiques américains se réunissent à Potal, petit village de l'Inde. Sceptiques par nature, ils n'acceptent aucune vérité a priori, mais certains phénomènes religieux les intriguent. Ils décident de vérifier de leurs yeux les prodiges accomplis par les Maîtres orientaux.
    Car en Inde, au Tibet et au Népal existent des hommes aux facultés étonnantes qui communiquent à distance, voyagent par lévitation et guérissent les infirmes. Les savants découvrent, peu à peu fascinés, des lois physiques et psychiques encore inconnues : grâce à une ascèse aux règles bien établies, l'esprit devient capable de maîtriser la matière, et même de quitter son enveloppe charnelle. Au contact de cette hiérarchie invisible des Maîtres de sagesse, ils commencent un itinéraire spirituel qui va les mener à la découverte de leur Moi profond, intemporel et éternel.

    Baird T. Spalding.
    Archéologue de formation, il s'est distingué par des recherches menées dans le désert de Gobi. La vie des Maîtres est le récit de son aventure initiatique en Inde, au Tibet et au Népal. Devenu un best-seller mondial, ce livre marque un tournant dans la spiritualité du XXe siècle. Baird T. Spalding est aussi l'auteur de Treize leçons sur la vie des Maîtres, paru chez J'ai lu.
    "Existe-t-il vraiment une communauté d'êtres humains aux pouvoirs prodigieux dans l'Himalaya ? Qu'on soit incrédule ou non, le message fondamental de ce livre est d'apprendre à être moins égoïste." L'éditeur.


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  • Un manuscrit fabuleux rédigé six cents ans avant J.-C.
    Une prophétie : notre société va subir un grand bouleversement avant l'an 2000.
    Intrigué, le héros de cette histoire s'envole pour le Pérou à la recherche du mystérieux grimoire, objet de toutes les convoitises, qui va transformer sa vie.
    Commence alors une aventure magique et enchanteresse, une dangereuse initiation : une quête en neuf étapes qui le mènent du sommet des Andes au cœur de la forêt amazonienne sur la voie des révélations de la vie.

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  • J'ai joué, parfois de nombreuses heures par jour à Wow, world of warcraft... C'est un jeu en réseau! Je crois bien que j'étais un peu accroc, alors j'ai résilié mon abonnement. Et là, croyant que j'avais encore un jour, j'y retourne mais non, c'est fini...

    Le plus facile ce serait de renouveler l'abonnement,

    Non, je vais me mettre à écrire et me réjouis déjà de donner vie (en tous cas dans le livre) à des personnages que je vais imaginer et puis faire bouger, avoir des histoires,

    Alors mon journal, merci d'avoir reçu mon petit malaise!

    Je nous souhaite de la discipline, de lîmagination, de l'humour, de l'amour et... des fraises!


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  • Le passager d'un taxi se penche vers l'avant pour poser une question au chauffeur et lui touche l'épaule doucement pour attirer son attention.
    Le chauffeur lâche un cri, perd le contrôle du véhicule, évite un autobus de justesse, monte sur le trottoir et s'arrête à quelques centimètres de la vitrine d'un magasin !
    Pendant quelques instants c'est le silence, puis le chauffeur, d'une voix tremblante :
    - Je regrette, mais vous m'avez vraiment fait peur !
    Le passager s'excuse en disant qu'il ne pensait pas qu'un simple touché sur l'épaule pourrait l'apeurer autant.
    Le chauffeur répond :
    - Ne vous excusez pas, c'est entièrement de ma faute. C'est ma première journée de taxi... Pendant 25 ans, j'ai conduit un corbillard...


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