• Que j'ai mal au ventre! Encore ces règles! Pourquoi ça fait si mal? Pourquoi les hommes ne doivent-ils pas supporter cela?

    Je suis la partie de ton corps qui te permet l'union avec l'homme!

    C'est douloureux d'être une femme, chaque mois ça recommence et ça dure une quarantaine d'années!

    Je suis la partie de ton corps qui te permet l'union avec l'homme!

    Pourquoi cela fait-il si mal?

    Mon seul moyen de te montrer que ta manière de penser à mon sujet n'est pas bonne pour toi, c'est de t'envoyer des douleurs. Ainsi, ta croyance [c'est douloureux d'être une femme] est confirmée! Tu pourrais peut-être renverser le mouvement?

    Comment cela?

    Commence à penser que c'est léger d'être une femme, regarde tous les avantages!

    Il y en a peu!

    Qui est-ce qui porte les objets lourds? Qui va au front, te défendre s'il y a un problème, une bagarre, voire une guerre?

    C'est l'homme. Il est vrai que parfois, je préfère mon rôle au sien. Mais il y a tant d'injustice. Pour le même travail, la femme gagne parfois moins. A compétences égales, c'est plutôt l'homme qui est choisi, une jeune femme de vingt et quelques années va vouloir avoir des enfants, il va falloir gérer tout cela, avec l'homme c'est plus simple.

    Arrête, je sais bien que le monde où nous vivons n'est pas parfait. Tu te rends compte de la chance que tu as de pouvoir faire un enfant?

    Oui, c'est merveilleux, J'en conviens. Il paraît qu'il y a des hommes qui nous jalousent. 

    Veux-tu commencer à voir le bon côté des choses, à voir ton rôle de femme sous un meilleur jour, à voir ton rôle de mère comme une merveilleuse mission. Tu te rends compte, mettre au monde un enfant, lui apprendre à marcher, à grandir.

    Ça, c'est la mère, mais la femme?

    Il faut tout prendre, c'est le prix à payer. J'aimerais que nous revenions très loin en arrière à mon sujet. J'ai souvent été humilié, souviens-toi quand tu étais petite fille?

    Oui, il ne fallait pas parler de ces choses, il y avait une ambiance autour de toi assez spéciale, du mystère, oui du mystère. Pour te regarder, je me cachais dans un coin où personne ne pouvait me surprendre. L'exploration, les attouchements que je me faisais me laissaient dans un état euphorique. Comment se comporter? J'avais une partie de mon corps qui pouvait me procurer du plaisir, mais y toucher était sale, mal vu, interdit.

    Tes parents t'ont appris ce qu'ils avaient appris des leurs, ils pensaient faire juste, bien faire.

    Quelle culpabilité, quelle rage aussi parfois. Je me souviens, je me disais [Pourquoi Dieu nous aurait-il fabriqué une partie qui procure du plaisir et nous aurait interdit d'y toucher. Dieu est intelligent, c'est impossible qu'il ait fait cela]. J'avais envie que ma version soit la bonne, mais la culpabilité prenait parfois le dessus.

    La culpabilité? Je suis une des parties de ton corps la plus sujette à culpabilité, c'est aussi pour cela que si souvent je t'ai envoyé des messages!

    Quels messages?

    Quand tu as eu l'âge de fréquenter les garçons, quant tu as été attirée par eux!

    C'était bon, la première fois qu'un homme m'a prise dans ses bras, m'a caressée les bras, le dos, le cou, même s'il n'a pas touché mes seins ou mis la main entre mes jambes, j'ai senti mon sexe tout perturbé et ma culotte se mouiller.

    C'est dans la nature des choses, entre mammifères, à l'âge de procréer, le mâle et la femelle sont attirés pour perpétuer la race.

    Oh! Tu résumes bien abruptement!

    C'est simple! Mais les humains ont cette capacité de tout compliquer. Tu avais envie de recevoir l'homme, ton corps s'y préparait. C'est là que commencent les questions [Si je me donne à lui, il va me prendre pour une traînée?], [Je vais le faire attendre un peu], j'irais même jusqu'à dire, c'est là que le marchandage a commencé!

    Comme tu y vas!

    Je suis bien placé pour m'en souvenir. Quel mélange tu as pu faire à l'époque, l'amour, le sexe, l'avenir, la peur de tomber enceinte.

    Grande, cette peur!

    Tu aurais pu parler des choses avec l'homme, lui demander son avis, mais surtout donner le tien [Je t'aime, je veux partager ma vie avec toi, je veux avoir des enfants avec toi, et toi, as-tu des projets d'avenir qui correspondent aux miens?].

    C'était l'idée, pas partagée.

    Et après, tu t'es laissée approcher de plus en plus près, caresser, tu as pris du plaisir, tu ne l'as pas partagé?

    Pas vraiment. Plus tard, j'ai eu ma première relation sexuelle. Déception, ce n'était pas le summum.

    Je m'en souviens, dans une voiture, tu te rends compte, dans une voiture!

    Ça ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.

    Culpabilité, encore culpabilité… J'ai bien tenté de t'avertir en t'envoyant des petits problèmes.

    Je croyais que c'était normal, mes copines avaient les mêmes malaises que moi. Et puis j'ai été enceinte, et puis je me suis mariée!

    Dormir dans le même lit que l'homme. Se refuser à lui sans vraiment réfléchir pourquoi!

    Je n'y voyais pas clair moi-même. Je n'avais pas envie de lui ouvrir mon corps alors que l'harmonie et la communication étaient absentes de notre foyer.

    Tu t'es refusé du plaisir à toi aussi!

    C'est vrai, j'ai vécu de rêveries, l'amour, le prince charmant qui viendrait me délivrer du grand méchant loup.

    J'ai continué à t'envoyer des messages. Infections, maux de ventre, j'ai même eu l'impression que ça t'arrangeait, tu pouvais dire [Non, je ne peux pas, j'ai une infection].

    Vrai. J'ai toujours aimé l'amour physique. Je m'en suis privée parce que je voulais atteindre une sorte d'idéal de perfection au niveau du couple qui évidemment je le sais aujourd'hui n'existe pas.

    Heureux de te l'entendre dire.

    Je n'avais jamais d'orgasme par la pénétration, cela me faisait du bien, oui, mais l'orgasme venait uniquement par les caresses. J'ai commencé ma vie sexuelle ainsi, elle a continué ainsi longtemps. J'étais une clitoridienne. Je faisais partie du septante pour cent des femmes qui jouissent seulement à la caresse. D'ailleurs [Le rapport Hite] paru dans les années septante, du nom d'une psychologue américaine, me confirmait que c'était normal, que j'étais dans la majorité.

    La vérité est que tu étais incapable de t'abandonner vraiment à l'homme. La vérité est que septante pour cent des femmes étaient incapables de s'abandonner vraiment à l'homme. Et ce n'est pas parce que la majorité fonctionne ainsi qu'il n'y a pas malaise. Tu ne voulais pas te laisser aller complètement, tu avais des griefs si lourds et si nombreux que t'abandonner à ce monstrueux personnage était chose impossible. Jouir ensemble, était impossible aussi.

    Période difficile de ma vie.

    Malgré le nombre d'indices que je t'ai envoyés pour te faire comprendre que ta manière de penser à mon sujet n'était pas bonne pour toi, tu as persisté…

    Quand j'ai quitté le père de mes enfants, je pensais résoudre le problème. Cela n'a pas fonctionné comme cela, le problème m'appartenait et il a ressurgi avec d'autres hommes.

    Dans un premier temps, tu as vécu le soulagement, tu as profité d'une liberté jamais vraiment vécue puisque tu avais quitté ton père pour te marier. Mais le problème était en toi, ta relation à l'homme n'avait pas changé parce que tu avais changé d'homme. C'était comme si tu détestais une partie de toi-même, puisque chaque être humain a en lui-même une partie féminine et une partie masculine.

    J'ai espéré m'unir de nouveau. J'ai espéré souvent avoir une vie calme avec un homme qui m'aime et que j'aime, refaire un enfant.

    Mais tu choisissais les hommes avec qui ce serait impossible. Marié, célibataire endurci, voyageur, tombeur. La relation ne commençait même pas, sauf dans ta tête.

    Il y en a eu un ou deux avec qui c'était possible, un qui voulait me présenter sa mère, un autre qui m'a demandé pourquoi je ne croyais pas qu'il était amoureux de moi?

    La vérité est que sitôt que tu sentais ta liberté si chèrement acquise en danger, inconsciemment, tu fuyais parce que ta peur de souffrir était plus forte que ton envie d'aimer et de partager.

    Je me souviens, j'ai fini par toucher le fond de la piscine… la descente a été longue, j'ai même pensé que rester au fond était une solution. J'étais comme en morceaux, ici le sexe, là le cœur, là-bas la tête. 

    Et pourtant je suis fait pour fonctionner avec le cœur et la tête, en harmonie.

    Aujourd'hui, je l'ai compris. Pour en arriver là, j'ai décidé d'une trêve. Mise en veilleuse, la recherche absolue de l'âme sœur, dominé le besoin de sexe, par-dessus la tête des hommes, pour quelque temps.

    Tu ne t'en es pas sentie plus mal?

    La recherche d'équilibre pour moi-même est devenue plus importante, j'ai commencé à me reconstruire. J'ai retrouvé la paix de l'âme.

    Et puis un soir, tu as rencontré l'âme sœur, je me souviens, c'était beau. Le coup de foudre, la complète euphorie, plus rien ne comptait d'autre que partager, s'abandonner, communier. Tu as commencé à vraiment tendre à l'union, à retrouver le masculin en toi.

    Je ne l'attendais plus. C'est arrivé sans que ni lui ni moi ne puissions faire quoi que ce soit. Il était l'homme, j'étais la femme. Nous nous sommes aimés à la seconde, complètement, nous nous sommes donnés l'un à l'autre. C'était inéluctable, c'était notre destin.

    De mon côté, après ces mois d'abstinence, j'ai vécu à plein régime.

    Pourquoi est-ce qu'avec lui, je n'ai jamais eu de migraine? Il suffisait qu'il me touche, qu'il me parle, même au téléphone, pour que l'envie de m'unir à lui vienne.

    C'était l'union totale, par le cœur, par l'esprit, par le corps. C'est à ce moment-là que tu as commencé à vouloir le retenir en toi, à chaque union. Mes muscles l'enserraient et depuis lui, tu as commencé à ressentir, dans ton ventre, les débuts d'orgasmes vaginaux.

    Oui. Sans vraiment en prendre conscience au début, car cela a été un processus très long, mais quelques années plus tard, je suis devenue une [vaginale].

    Tu as aimé de l'intérieur, la fusion totale, ainsi tu as connu le plaisir partagé et simultané, comparable à aucun autre.

    De ce côté là, oui, mais pour ce qui est de la vie, après quelques années, nous avons rompu.

    Tu laisses dans l'ombre une information importante, malgré tout le temps qu'il passait avec toi, il était engagé avec une autre femme, marié.

    Aujourd'hui encore, quand j'y pense parfois, cela me rend triste. Mais la vie a continué.

    Après quelques mois de tranquillité, la relation suivante a été particulière. On dit que la dimension du sexe masculin ne compte pas, j'ai bien aimé pouvoir goûter au plaisir de l'union avec à un homme bien membré.

    Moi aussi. Mais pourquoi, après la rupture pour cause de mariage, je me suis mise dans une situation pareille. Un homme qui apparaît de temps en temps pour trois ou quatre semaines, avec lequel nous vivons des moments d'union extraordinaire, et puis qui disparaît. Un homme avec qui j'étais prête à partager le quotidien.

    Tu ne crois pas que ce qui t'a attirée, c'est justement l'extraordinaire, et celui qui sait être extraordinaire peut difficilement accepter l'ordinaire, le quotidien. Il ne voulait certainement pas la même chose que toi.

    J'ai voulu croire que nos rêves étaient les mêmes, la fin de notre relation me montra bien le contraire.

    Rappelle-toi un détail, il te donnait des orgasmes sublimes, mais souviens-toi, c'est lui qui se refusait parfois. Il se faisait désirer, il s'admirait, il connaissait le pouvoir de son sexe. Les femmes ne sont pas les seules à savoir se faire désirer.

    Avec lui, je me suis rapprochée de mon côté masculin, j'ai commencé la réconciliation intérieure. Après lui, je me suis fait une promesse [Je veux maintenant partager la vie avec un homme, partager le quotidien, ne plus m'enfuir au premier problème, garder à l'esprit cette promesse de vivre le quotidien, malgré les habitudes, malgré les différends] et j'en suis là aujourd'hui.

    Il y a quand même encore une question qui mérite réflexion. Pourquoi est-ce que parfois tu préfères les plaisirs solitaires?

    C'est tellement facile. Durant mes périodes de refus à l'autre, de solitude, d'hibernation, j'ai acquis une grande connaissance de mon corps et du plaisir qu'il peut me procurer.

    Tu disais vouloir partager, t'unir, t'abandonner.

    C'est ce à quoi je tends, cela ne veut pas dire que j'y arrive. Le quotidien est agréable, tranquille. Il y a des fonctionnements qui ont la peau dure. Je me retrouve, après vingt années de vie seule, vivant avec un homme. Je me regarde aller, je déloge les vieilleries toujours enfouies au fond de moi, je les travaille les unes après les autres. Un jour, ce sera le vrai partage.

    Un jour, pourquoi pas ce jour.

    Oui, pourquoi pas?


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  • Le ventre, il s'y passe tant de choses et pour une femme, il est souvent difficile de ressentir si les douleurs proviennent de l'appareil génital ou des intestins!

    Il suffit peut-être de prendre la peine d'écouter vraiment son corps… Se poser un moment et ressentir la douleur, l'apprivoiser et même tenter un dialogue avec elle, pourquoi pas!

    Parler avec une douleur, tu plaisantes?

    Cela nécessite un immense lâcher prise, calme et détente pour pouvoir communiquer avec une partie profonde de soi qui sait.

    La relaxation, la méditation?

    Exact. A part cela, j'ai une question. Pourquoi utilisez-vous parfois l'expression [se mettre à plat ventre], cela me paraît assez difficile et de plus très incommode dans la vie de tous les jours.

    Il faut le prendre au sens figuré, cela signifie s'humilier par intérêt, c'est un rapport entre deux individus. Laisser une partie de son pouvoir à l'autre pour obtenir en échange protection, opportunités financières ou tout autre retour possible, c'est selon les cas.

    C'est une manière d'arriver à ses fins qui me semble discutable! Pourrais-tu éviter d'utiliser ses termes, au sens propre, difficile à réaliser pour moi.

    Et que penses-tu de [passer sur le ventre]? Comme les tanks ou les bulldozers écrasent pratiquement tout sur leur passage, cela signifie écraser l'autre.

    Ça aussi, douloureux? Au figuré également.

    [Danser sur le ventre] est plus joli? Mais le résultat escompté est le même, juste un peu plus léger.

    Evite l'expression s'il te plaît, tant pour celui qui danse que pour celui sur qui on danse, l'exercice ne donne rien de bon.

    Tu ne dois pas aimer non plus [courir ventre à terre] qu'on utilise pour dire aller très vite.

    Il me semble que l'expression conviendrait mieux aux animaux qu'aux humains.

    J'anticipe en disant qu'[avoir les yeux plus gros que le ventre] veut dire vouloir manger plus qu'on ne peut. J'éviterai aussi…

    Je préfère quand tu mets [du cœur au ventre], du courage, de l'énergie plutôt que d'entendre dire [il n'a rien dans le ventre].

    Il est lâche, peu courageux.

    Rien dans le ventre, ce n'est pas possible. Même de l'air, c'est quelque chose. A ce sujet, j'ai une information d'importance capitale. La respiration abdominale est la condition principale d'une harmonisation entre le cerveau et moi. Certains me nomment second cerveau.

    Tu ne crois pas que tu te prends la tête, ô pardon, que tu te prends trop au sérieux. Bien sûr, certains prétendent que tu es capital, je pencherais plutôt pour l'idée de l'hologramme.

    Je suis bien d'accord. Tu nous donnes une explication quant à l'holographie?

    L'holographie est une technique qui consiste à prendre en photo un objet par un rayon laser et d'en obtenir un cliché. Remis dans son contexte lors de la prise de vue, cet objet, l'hologramme, apparaît en relief. Dire que le corps humain fonctionne comme un hologramme, c'est dire que chaque partie du corps contient des informations par rapport à la totalité.

    Cela expliquerait que, dans les thérapies alternatives, l'approche peut venir de plusieurs endroits: l'iridologie, par l'iris de l'œil, la réflexologie facial par le visage, l'holopsonie par l'oreille et les sons, la rebirththérapie par la respiration et les poumons, la réflexologie ou la méthode Grinberg par les pieds, le développement personnel par une approche plutôt mentale et émotionnelle.

    La liste pourrait encore s'allonger. Mais revenons à toi. A part les organes génitaux avec qui j'ai un long dialogue dans un autre chapitre, il y a quoi dans ton antre?

    L'intestin grêle qui mesure six mètres de long. Il fait un travail fondamental, il s'occupe de la dernière transformation des éléments nutritifs avant qu'ils ne passent dans le sang. Le reste, qui n'est pas assimilable passe dans le gros intestin. C'est un peu un douanier. Il laisse passer telle information et rejète telle autre, avec subjectivité.

    Quels sont les messages d'un dysfonctionnement de l'intestin grêle?

    Voici les questions que tu peux te poser. Es-tu en train de juger quelqu'un en fonction de tes propres valeurs? De ta version personnelle du bien et du mal? Du tort ou de la raison? Es-tu venue sur terre pour ta propre évolution ou pour passer ton temps à porter des jugements sur les autres en campant confortablement sur tes positions?

    Je pense qu'un égoïsme sain est préférable à un altruisme paternaliste, directif, sauveur.

    Bien. Il est toujours plus difficile de s'occuper de ses affaires que de celles des autres. Seulement c'est de ton évolution qu'il est question et la seule personne qui peut prendre les leçons pour elle-même c'est toi. A quoi auront servi tes conseils, tes affirmations, tes jugements, si ce n'est rendre la relation plus difficile avec les autres.

    Juger les autres est une habitude à rayer de son mental, de son comportement. Revenons aux problèmes d'intestins, l'appendicite, l'inflammation de l'appendice, quel est le message?

    Physiquement, les symptômes sont sérieux, douleurs intenses, troubles digestifs, nausées, vomissements, les intestins arrêtent de fonctionner, les aliments ne sont plus tolérés. Cela peut dégénérer en péritonite, une inflammation encore plus sérieuse.

    Quel est le lien avec la vie de la personne?

    C'est une maladie en [ite], la personne vit de la colère refoulée. Elle ne se sent pas en sécurité, elle est dépendante des autres, elle ne se donne pas le droit de s'exprimer. Quelqu'un la fait [chier], mais elle n'ose pas le dire, le laisser sortir. Elle croit qu'il n'y a pas d'issue possible.

    Une appendicite est souvent soudaine?

    Oui et la personne devrait réfléchir à la situation comme décrite ci-dessus qui s'est passée juste avant sa crise, elle pourrait trouver là la cause de son malaise.

    Et lorsqu'elle l'a trouvée?

    Son corps lui dit de ne pas attendre pour exprimer ce qu'elle vit, ne pas attendre que cela éclate à l'intérieur. Il n'est pas utile de fuir non plus, mais plutôt de vivre cette situation dans l'amour de soi et des autres, en respectant les limites de chacun.

    Ce serait la panacée universelle, vivre dans l'amour de soi et des autres… Dis-moi le ventre, si la douleur est plutôt située vers le haut?

    La personne s'en fait pour les autres, s'en fait trop pour les autres. C'est la région du plexus solaire, une trop grande ouverture peut rendre quelqu'un perméable aux émotions, aux peurs de son entourage et rendre la vie insupportable. Une douleur à cet endroit est la sonnette d'alarme, s'occuper plus de ses affaires, ne pas prendre sur soi les affaires des autres, surtout que, la plupart du temps, l'exercice est aussi douloureux qu'inutile.

    Facile à dire, mais pour quelqu'un qui est psychique, qui ressent les émotions, les peurs, les douleurs des autres, y a-t-il un moyen de [fermer les portes]?

    Je suggère un exercice que voici. Fermer les yeux et prendre quelques grandes respirations jusqu'à l'abdomen. Pratiquer la respiration à quatre temps, inspirer bloquer expirer attendre, en comptant jusqu'à trois, quatre ou cinq selon votre convenance entre chaque étape. Puis respirer normalement. Imaginez, devant votre plexus, deux grandes portes en béton, voyez ces portes se fermer et vous protéger des peurs, des émotions extérieures.

    C'est l'imagination au pouvoir.

    Ces suggestions mentales aideront l'émotionnel et finalement le physique à mieux lutter contre les agressions extérieures, lorsque tu en auras besoin. Cela te prendra cinq minutes et tu iras mieux.

    Bien. Parlons maintenant d'une douleur qui a plus un lien avec la bas du ventre?

    C'est l'endroit où l'on crée la vie, c'est aussi l'endroit où l'on crée sa propre vie. Voici des questions utiles. La personne a-t-elle le pouvoir sur sa vie? A-t-elle envie de créer sa vie selon son goût ou vit-elle dans les habitudes sans avoir remis en question depuis longtemps ses objectifs?

    Etre maître de sa vie, être libre, c'est le désir de chacun, mais avec les années, nous sommes pris dans les habitudes, les habitudes familiales, sociales, professionnelles. Se poser la question fait peur. Réfléchir à ses choix, prendre d'autres décisions peut bousculer tout son environnement et troubler la vie d'autres personnes.

    C'est exact. Je ne dis pas qu'il faut tout envoyer par-dessus les moulins. Je dis qu'il ne faut pas laisser sa vie sur pilote automatique. Réfléchir, redéfinir ses choix ne veut pas dire tout bouleverser. Cependant, laisser aller les choses à vau l'eau, après plusieurs signes de mal être peut s'avérer encore plus douloureux.

    C'est l'éternel juste milieu?

    Je suggère de prendre le temps, une ou deux fois par année, de réfléchir à soi. Il y a un moyen très simple. Tu prends une feuille de papier, horizontalement tu sépares la feuille en trois parties pour le matin, le midi et la soirée, verticalement tu la sépares en sept pour les sept jours de la semaine. Inscris ce que tu fais de tes journées. Tu peux choisir de colorier ta semaine. Rouge pour le travail, orange pour la famille, jaune pour la vie sociale, vert pour toi-même, etc. Regarde ensuite au fil des semaines le temps consacré aux différentes activités. Est-ce vraiment ce que tu veux? Quel est le prix à payer pour en changer?

    C'est cela qui effraie, le prix à payer?

    Je veux dire, si tu remarques qu'il n'y a pas de temps pour toi, parce que tout ton temps est consacré au travail et aux autres, il y a peut-être quelque tir à rectifier.

    Si j'arrête de faire les courses, de préparer les repas, de ranger la table, juste une fois par semaine, qui le fera?

    Ça se discute en famille. Tu peux faire le compte du temps déjà consacré et poser le problème aux autres membres de la tribu. Evidemment que cela bouscule, mais qui va s'occuper de ta vie si ce n'est pas toi?

    Vu sous cet angle! Et si une femme vit seule et décide de faire l'expérience de vivre à deux?

    C'est le même principe. L'objectif est de rencontrer quelqu'un et de faire l'expérience de la vie à deux. Quelle partie de son temps la personne est-elle d'accord d'investir à cet objectif? Dans son emploi du temps actuel, que va-t-elle laisser au profit de son nouvel objectif?

    Tu parles comme un ordinateur, l'amour ça ne se commande pas?

    J'en conviens. Voyons les choses autrement. Une personne est fermée à la possibilité d'une nouvelle relation. Elle critique haut et fort le sexe opposé et passe tout son temps à d'autres activités que celles qui pourraient favoriser une rencontre. Et pourtant son désir profond est de partager sa vie!

    Elle rencontre des gens à longueur d'année mais son cœur reste fermé!

    L'idée est de commencer à imaginer cette nouvelle relation, à la créer dans son cœur. Sentir l'ouverture, être prête à vivre l'expérience, faire une place dans sa vie pour l'autre.

    Faire une place physiquement?

    Aussi, jeter les objets qui encombrent la maison pour rien et faire de la place pour du nouveau. Créer sa vie, savoir ce qu'on veut et mettre en place les conditions favorables à la réussite de l'entreprise.

    Et où elle va le rencontrer, ce conjoint?

    Dieu seul le sait, ou l'univers. Il lui suffit de l'imaginer, d'imaginer sa vie aux côtés de son partenaire. Son mental, son intelligence lui indiquera les moyens qui favorisent cette relation. Sourire si quelqu'un la regarde plutôt que de lever le nez et regarder de l'autre côté. Accompagner une amie à une soirée où il y aura beaucoup d'inconnus. S'inscrire à un club de gymnastique. Aller promener le chien d'une copine en forêt…

    Demander l'heure à quelqu'un qui lui plaît. Provoquer une bousculade et lâcher son sac à main. Et même aller admirer les estampes japonaises si elle a le goût de le faire.

    L'idée de base est de changer ses habitudes pour provoquer une rencontre, il y a tant de personnes seules et malheureuses. Statistiquement, cela semble facile de rencontrer un partenaire potentiel. Humainement, il faut du courage, du ventre pour se remuer de la sorte.

    Et si au bout de quelques semaines, cela ne marche pas?

    La peur de recommencer une expérience douloureuse peut être plus forte que le désir de partager sa vie. Là aussi, je suggère de regarder ses peurs en face, de parlementer avec elles, de les remercier de la mise en garde, de leur demander quelques heures de liberté pour tenter quelque chose de nouveau.

    La peur au ventre, ce n'est pas facile à maîtriser.

    Imagine que c'est un petit enfant. Il veut de l'attention. Si tu le renvoies continuellement sans lui prêter attention, il sera de plus en plus insupportable. Par contre, si tu prends un moment pour parler avec lui, pour le serrer dans tes bras et que tu lui demandes ensuite de te laisser continuer tes affaires, il acceptera. Avec les peurs, tu peux fonctionner de la même manière, je te promets des résultats étonnants.


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