• femmes
     Ma fille chérie, 
    
    • Le jour où tu trouveras que j'ai vieilli, aie de la patience envers moi et essaie surtout de comprendre ce que je traverse, de me comprendre.
    • Si lorsque nous parlons, je répète la même chose des dizaines de fois, ne m’interromps pas pour me dire: "Tu as dit la même chose il y a une minute". Écoute-moi s'il te plaît.
    • Souviens-toi quand tu étais petite, tu voulais que je te lise la même histoire, soir après soir, jusqu’à ce que tu t’endormes.
    • Si je ne souhaite pas prendre un bain, ne te mets pas en colère et ne me mets pas mal à l'aise en disant que c’est une honte.
    • Souviens-toi combien de raisons je devais inventer pour te faire prendre un bain quand tu étais petite.
    • En voyant mon ignorance vis-à-vis des nouvelles technologies, ne te moque pas de moi, mais laisse-moi plutôt le temps d’assimiler tout ça et de comprendre.
    • Je t’ai appris tant de choses: comment te tenir à table, t’habiller, te coiffer, comment appréhender les défis de la vie...
    • Le jour où tu trouveras que j'ai vieilli, aie de la patience envers moi et essaie surtout de comprendre ce que je traverse, de me comprendre.
    • S’il m’arrive à l’occasion d'oublier ou de ne pouvoir suivre une conversation, laisse-moi le temps nécessaire pour me souvenir et si je n’y parviens pas, ne te montre pas irritée, impatiente ou condescendante: le plus important pour moi, c’est d’être avec toi, de partager des moments avec toi.
    • Quand mes jambes ne me permettront plus de me déplacer comme auparavant, tends-moi la main comme je te l'ai tendue pour t’apprendre à faire tes premiers pas.
    • Quand ces jours approcheront, ne sois pas triste. Sois tout simplement avec moi et comprends-moi alors que je m'approche de la fin de ma vie, avec amour et gratitude.
    • Je te chéris et te remercie pour les moments passés ensemble et la joie éprouvée.

    Avec un sourire et tout l'amour que je ressens pour toi, je souhaite juste te dire ma fille: je t'aime.

    Auteur inconnu


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  • donner_mainsIl entre dans le bar à café, l'oeil noir, comme la peau et le costume, un peu négligé, on dirait qu'il n'a pas accès aux douches, mais l'air digne, autant qu'être se peut, vu la circonstance. Il tient un gobelet de plastique transparent où il a accroché un morceau de carton, de ceux qui servent à poser des patisseries, sur lequel est écrit : "Je n'ai pas de logement, je vis dans la rue, pouvez-vous me donner quelque chose, s'il vous plaît?".

    Une dame, la soixantaine bien passée, l'air de celles qui savent, qui sont dans le juste, se met dans une colère bruyante: "Il n'a rien à faire ici, comment ose-t-il mendier?". Elle se lève et, marmonnant encore, elle sort.

    Pour ne pas donner, je peux me dire: "Il fait partie d'une équipe organisée, c'est de l'arnaque!" ou dans un autre cas "Il n'est pas handicapé, il fait semblant!" ou encore "ll va aller se droguer, ou le boire".

    En y regardant de plus près, il me fait un cadeau, il se met en position de recevoir, parce que le verbe donner a besoin en face du verbe recevoir, sinon l'action ne se réalise pas, essayez de donner un conseil à quelqu'un qui n'en veut pas!

    Et moi, comment je me sens en face? Quand je donne je me sens bien, en généreuse... Mais il y en a beaucoup, je ne peux pas donner à tous. Quand je ne donne pas, il m'arrive de faire un détour, je ne suis pas à l'aise, mais pourquoi? J'ai encore à travailler le "dire non", parce que là, vient se mêler un autre verbe: demander, il demande, avec les gestes, avec les yeux, il me dérange dans ma petite vie tranquille et je dois répondre. Alors je donne un sourire... Et vous ?


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